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Les Echos du Sud-Ouest

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CHR de Gaoua : des dispositifs pour contrer le Covid-19


Les nouveaux cas de contamination à la maladie du coronavirus (Covid-19) augmentent de jour en jour dans notre pays. C’est ainsi qu’au fur et à mesure, le gouvernement durcit les mesures pour faire face à cette pandémie. Au niveau de la région du sud-ouest, les autorités veillent à ce que ces mesures soient respectées. Au CHR de Gaoua, des dispositifs ont été mis en place aussi bien pour les usagers que pour les professionnels de santé. Une équipe de Bafujiinfos a fait le constat dans le plus grand centre de santé de la région où deux salles ont été aménagées pour accueillir d’éventuels cas suspects.

Comme dans la plupart des services ou des lieux qui accueillent du public, c’est un dispositif de lave-main qui accueille les usagers du centre hospitalier régional (CHR) de Gaoua. Et les vigiles y veillent pour qu’aucun visiteur ne puisse dérober à cette obligation. Outre ce dispositif de lave-main d’autres mesures ont été prises pour éviter les rassemblements et assurer la sécurité du personnel soignant. Ces mesures sont en cohérence avec celles prises par le gouvernement. « Pour ce qui concerne la population, nous avons décidé de mettre un dispositif de lavage des mains à la porte et ou d’utilisation systématique de gel ou de solution hydro alcoolique pour tout usager du service qui veut rentrer à l’hôpital. C’est une disposition à laquelle nous tenons et nous avons demandé l’appui des vigiles pour assurer cela. La solution idéale serait que tout le monde se lave les mains. Maintenant si l’affluence est importante, on utilise le gel parce que c’est plus rapide pour fluidifier le passage au niveau de l’entrée » a expliqué le D.G du CHR Der Albert Francis SOME.

Au niveau des services d’entrée à commencer par les services d’urgence qui accueillent le monde, là le lavage des mains avec du savon est obligatoire. « Nous invitons donc tous ceux qui arrivent dans ces services qu’ils se lavent les mains pour rentrer,  et à la sortie aussi, ils doivent se laver les mains » a insisté le Docteur Der Albert Francis SOME. Il a aussi souhaité que la fréquentation du CHR pour rendre visite aux malades soit limitée.  «  Il faut qu’on réduise les visites. Pour cette période, il faut que les gens s’abstiennent et qu’on puisse réduire au strict minimum les gens qui viennent voir les malades. Nous nous apprêtons à prendre une mesure qui prévoit un malade un accompagnant dans les services d’hospitalisation. A l’entrée, nous ne pouvons accepter au maximum que deux accompagnants parce qu’à l’arrivée, on peut avoir besoin qu’un accompagnant reste à côté du malade et un autre parte faire les courses. Nous souhaitons que ces mesures soient respectées par les usagers, c’est à ces seules conditions que nous pouvons limiter la propagation du virus » a dit le D.G du CHR.

Des mesures sont également prises pour protéger le personnel soignant. « Pour les professionnels de la santé,  ce sont les mesures de prévention et de  contrôle de l’infection que nous avons renforcées. Nous avons notamment exigé que chaque prestataire puisse porter une bavette et des gants et éventuellement, utiliser le gel ou la solution hydro-alcoolique de façon systématique dans leur pratique quotidienne. Nous avons aussi mis à leur disposition, le dispositif de protection individuelle pour gérer des cas suspects,  des combinaisons qui permettent d’examiner les cas suspects en toute sécurité. Autre chose que nous avons aussi mis en place c’est l’utilisation des thermomètres à laser qu’on peut utiliser à distance au lieu d’utiliser les thermomètres axillaires surtout au niveau des consultations d’urgence » a annoncé Docteur SOME.

A côté de ces mesures, des dispositions ont été prises pour que les suspects soient isolés des autres patients. C’est ainsi que  deux salles d’isolement ont été aménagées. Ces éventuels cas pourraient être pris en charge conformément aux directives qui sont édictées a rassuré le D.G du CHR. Der Albert Francis invite tous ceux qui présenteraient des signes de la maladie à se rendre dans un centre de santé pour être pris en charge. « Si quelqu’un présente des signes, le reflexe, c’est de se rendre dans un centre de santé pour voir de quoi il s’agit.  Quand vous vous présentez, c’est après votre examen que l’on peut dire que ça ressemble à telle ou telle  maladie et on peut poursuivre les investigations nécessaires pour confirmer que c’est telle ou telle maladie. Au lieu de s’affoler, si vous présentez des signes anormaux, vous devez vous  présenter dans un centre de santé » a-t-il conseillé. La maladie n’ayant pas de traitement défini, le malade est pris en charge en fonction des signes qu’ils présentent en attendant les résultats. Même en cas de test positif, c’est en fonction du tableau qui se présente qu’il sera pris en charge. Pour le moment, en dehors du laboratoire de Bobo Dioulasso, il n’est pas possible d’effectuer des examens pour confirmer un cas. « Nous ne sommes pas à mesure de confirmer un cas que nous suspectons. Du reste sur l’ensemble du pays, il n’y a que le laboratoire de Bobo qui confirme. On est entrain d’opérationnaliser un laboratoire à Ouaga » a-t-il souligné.

Issa TINDANO est Infirmier diplômé d’Etat au service des urgences. Il salue les dispositions qui ont été mises en place par l’administration du CHR.  Mais pour lui, ces mesures ne suffisent pas. Il aurait fallu mettre un système de filtrage des malades dès l’entrée. Il invite les usagers à observer la distance d’un mètre entre eux surtout au niveau de la caisse et du dépôt pharmaceutique où on observe la plupart du temps des bousculades.

Dar Flavien DA



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