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Les Echos du Sud-Ouest

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Sansan Philippe Roland SIB: L’homme de lettres qui écrit dans sa langue maternelle


Sansan Philippe Roland SIB est  une figure peu connu de la  littérature Burkinabè contemporain. Auteur de deux livres, ce jeune écrivain était présent à la 19e SNC, Bobo 2018. Nous  l’avons croisé  au détour d’une conversation. Portrait.

Né à Gaoua dans la province du Poni au Sud-ouest du Burkina le 31 décembre 1985, Sansan Philippe Roland SIB a fréquenté à Gaoua jusqu’au CM2 avant d’aller continuer à Bobo à la demande de ses parents. « J’étais censé étudié l’électronique mais le manque de moyen m’a obligé à continuer à l’enseignement général jusqu’en 3e » précise l’écrivain. Sansan Philippe Roland SIB est un écrivain peu instruit et viscéralement attaché à sa terre natale, dont il connaît l’histoire sur le bout des doigts, mais aussi quelques recoins et anecdotes.

Cette connaissance intime et charnelle de son environnement a donné une saveur particulière à ses œuvres basées sur l’évolution de la culture Lobi.

« Poèmes de mon pays lobi » édité par assata en Espagne  en 2014,  et traduite du français en lobiri  et à l’espagnole. « Cette œuvre s’est bien comportée sur le marché mais malheureusement plus à l’étranger qu’au Burkina »« L’œuvre poème du pays lobi reste méconnu du public parce qu’après son édition en Espagne seuls 10 exemplaires me sont parvenus au Burkina que j’ai vendu et offert. Seulement 10 au ce n’est malheureusement pas suffisant pour faire connaitre le livre ! » Souligne Sansan Philippe Roland SIB.

Son 2e roman « le retour au pays des intègres » qui attend d’être édité nécessite beaucoup de correction en raison de son niveau peu élevé en français.

 « Je souhaite l’éditer au Burkina, je suis en contact avec un éditeur à Bobo qui souhaite m’aider mais  il faut avoir un minimum pour se faire aider  et c’est ce qui me recale. Quelques fois  je suis tenté  de faire éditer sans correction parce que je traine ce problème de correction depuis près de 2 ans» s’indigne-t-il.

Au total, l’auteur a écrit 2 livres mais qui ne lui permettent pas de vivre. « Ils m’ont prévenu avant l’édition de mon livre que je ne vivrais pas de mon art, mais cela ne m’a pas empêché de foncer parce tout ce que je veux c’est de partager avec les autres ce que j’ai ce que je ressens ce que je voie je ce que vie »dit Sansan Philippe Roland SIB. « C’est une passion et les difficultés ne m’empêcheront nullement de continuer à faire l’une des choses que j’aime le plus au monde : écrire »ajoute-t-il

Et quand Roland n’écrit pas, il se donne à cœur joie à l’élevage de volailles et à l’installation des plaques  solaires, deux domaines qu’il maitrise grâce à des formations. Il est aussi grand amateur du football qu’il pratique tantôt comme joueur tantôt comme entraineur.

Le jeune écrivain a en projet un  3e livre  toujours lié à la culture Lobi « le guerrier et le roi de Kparièra » parle du premier contact entre le blanc et le peuple Lobi.

L’auteur dit être inspiré par  plein d’écrivains comme  Aimé Césaire, Léopold Sédar  SENGHOR, Ahmadou HAMPATE BA et autres dont il lisait les œuvres dans  les almanach .Il aime aussi, relève-t-il, les œuvres philosophiques et il en a lu quelques-unes.

                                                                                                              Christophe DA

Légende :

Photo 3 : Sansan Philippe Roland SIB, homme des lettres peu connu du public.

Photo 4 : Vue des 2 œuvres de l’écrivain



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