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Les Echos du Sud-Ouest

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Région du Sud-ouest : Le cyanure  dans les eaux inquiète les parlementaires


Une mission du Réseau des Parlementaires Burkinabè pour l’eau potable, hygiène et assainissement  a séjourné à Gaoua du 09 au 10 avril 2018.Ce séjour des Députés a été marqué par une série d’enquêtes auprès d’un certain nombre d’acteurs issus des services déconcentrés, décentralisés et d’orpailleurs sur l’utilisation du cyanure dans l’exploitation artisanale de l’or.

Aller sur le terrain et constater de visu l’utilisation du mercure et du cyanure dans les sites d’orpaillage artisanal, c’est l’objectif que s’est fixé le réseau des parlementaires pour l’eau potable, l’hygiène et assainissement. L’étape de la mission de Gaoua  a permis aux Députés d’organiser des concertations avec des responsables de la mairie de Gaoua, de la direction régionale en charge de l’eau du Sud-ouest et du site d’exploitation artisanale de Djikando, localité située à quelques encablures de la commune de Gaoua sur l’utilisation du cyanure. En effet, c’est suite à un constat que la thématique eau et assainissement traitée par le réseau des parlementaires a pu se rendre compte de l’utilisation de certains produits chimiques nocifs comme le mercure et le cyanure dans le traitement de l’or et d’autres minerais s’est exclamé N. Bernard Somé Député à l’Assemblée Nationale et membre dudit réseau.

Conscient du danger, un plan d’action 2016-2020 a été conçu par les membres du réseau où il a été décidé d’aller sur le terrain car tout le monde sait que le Burkina Faso est devenu aujourd’hui un pays minier. A l’issue de la visite et des entretiens avec les différents acteurs sur le site de Djikando, c’est un sentiment alarmant qui se dégage du l’avis des parlementaires à l’image de .Bernard Somé. Nous pensons qu’il faut que le gouvernement soit interpellé sur la question a-t-il souligné. Il faut que des mesures vigoureuses soient prises a-t-il poursuivi ses propos. Nous ferons en sorte que le mercure et le cyanure ne soient plus utilisés dans un site d’or du pays. Il faut qu’on puisse développer d’autres initiatives qui puissent traiter les minerais a-t-il conclu. Au vue de la gravité du phénomène, les parlementaires ont demandé à un des responsables du site de Djikando à faire des propositions pour freiner voire mettre fin à la pratique. Comme proposition, monsieur Kombary Raphael dira qu’en plus des séances de sensibilisations, il faut une réorganisation du secteur. A cela, il a ajouté qu’après la phase de sensibilisation, il faudra une autre phase de répression des récidivistes. Aussi, il propose que l’Etat recrute des personnes qualifiées dans le domaine pour former les jeunes cadres exerçants dans ce domaine et qui sont sans expérience. Les propriétaires terriens de Djikando vendent le trou à cent mille (100 000) francs CFA nous a confié M.Kombary. Le site de Djikando regorge environ cinq cent(500) à huit cents(800) personnes de plusieurs nationalités a-t-il ajouté.

Kissogo Abdoul Karim Ouattara




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