Communication en période de crise : le CSC renforce les capacités des journalistes et web-activistes à Bobo-Dioulasso

Du 12 au 14 août 2026 à Bobo-Dioulasso, le Conseil supérieur de la communication (CSC), avec la collaboration du PNUD, a renforcé les capacités des journalistes et web-activistes du Grand Ouest sur la gestion responsable de l’information en période de crise.

​Tenue dans la salle Feu Drissa Koulédafourou de la Maison de la Culture de Mgr Anselme Titiama Sanon, cette session de formation était placée sous le thème : « Responsabilité sociale du journaliste et du web-activiste dans la gestion de l’information en période de crise ». Elle a réuni une trentaine de professionnels des médias et acteurs du numérique issus des régions du Bankui, du Djôrô, du Guiriko et des Tannounyan.

​Pendant trois jours, les participants ont bénéficié de plusieurs communications destinées à renforcer leurs compétences et à améliorer leurs pratiques professionnelles.

​Selon le Directeur général chargé de la publicité et de l’observation des contenus au CSC, Abdoulaye Dao, une dizaine de modules ont été abordés au cours de la session. La communication inaugurale a porté sur la responsabilité sociale du journaliste et du web-activiste dans la gestion de l’information en période de crise.

​Les échanges ont également porté sur le rôle et la responsabilité du CSC dans la gestion de l’information en période de crise, la cybercriminalité, le traitement de l’information à l’aide de l’intelligence artificielle, ainsi que la répression des délits relatifs aux discours de haine et à la désinformation.

​Une attention particulière a été accordée aux émissions d’expression directe, qui occupent une place importante dans les programmes des médias. Leur conduite peut toutefois présenter certaines difficultés, notamment dans le contexte sécuritaire actuel.

​La formation a ainsi permis aux participants d’échanger sur les bonnes pratiques à adopter afin de garantir une meilleure maîtrise de ces espaces d’expression.

​Les participants ont également été entretenus sur le pacte pour une communication de guerre contre le terrorisme et la reconquête du territoire national, mis en place par le CSC avec les patrons de presse.

​L’objectif était de permettre aux journalistes et aux promoteurs de médias de mieux s’approprier le contenu de ce pacte et de réfléchir aux moyens de sa mise en œuvre dans leurs pratiques professionnelles.

​Pour le responsable du CSC Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, il s’agit notamment de faire en sorte que les acteurs des médias contribuent, à travers leur travail, aux efforts engagés pour faire face à la crise que traverse le pays.

​La lutte contre la désinformation au cœur des préoccupations

​La question de la désinformation a occupé une place importante dans les échanges.

Pour Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, cette formation visait à doter les professionnels des outils nécessaires pour mieux identifier et traiter les contenus susceptibles de manipuler l’opinion.

​Il estime que la désinformation et la manipulation informationnelle constituent aujourd’hui des phénomènes capables de fragiliser les efforts en faveur de la paix et de la cohésion sociale. « C’est par la capacitation que nous pouvons transformer les habitudes », a-t-il soutenu, appelant les acteurs du monde médiatique et numérique à adopter des comportements plus responsables.

​Au-delà des connaissances acquises, les participants sont également invités à devenir des relais auprès de leurs confrères et collègues qui n’ont pas pu prendre part à la session.

​En rappel, la session de Bobo-Dioulasso s’inscrit dans une série d’activités initiées par le CSC pour renforcer les capacités des acteurs de l’information dans les différentes régions du pays. Elle fait suite à une première session tenue à Koudougou du 27 au 29 juillet 2026. Le président a indiqué que cette dynamique devrait se poursuivre dans d’autres localités.

​L’enjeu est de faire des professionnels des médias et des acteurs du numérique des acteurs de sensibilisation et de résilience face à la désinformation, tout en renforçant leur contribution à la paix et à la cohésion sociale.

​Wonomana Da

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