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Les Echos du Sud-Ouest

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Culture Lobi: Djokhabinan ou la fête de mil à Bouna


La troisième édition du festival « djokhabnan » a ouvert ses portes ce 12 avril 2019 à Bouna. Pendant deux jours, c’est toute la culture lobi qui sera célébrée. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président du conseil régional de Bounkani Philippe HIEN, en présence de plusieurs invités venus de différentes localités de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Ghana.

 

Bouna, chef-lieu de la région de Bounkani en république de Côte d’Ivoire, c’est là que se déroule depuis trois ans, la traditionnelle fête du mil appelée « Djokhabinan ». En cette troisième édition, ils sont des milliers de festivaliers venus de différentes localités de la Côte d’Ivoire. Le Burkina Faso et le Ghana étaient représentés par une forte délégation. Danses traditionnelles, prestations d’artistes, allocutions,  sont les temps forts qui ont ponctués cette cérémonie d’ouverture du « djokhabinan » 2019. Pour le président du conseil régional de Bounkani Philippe HIEN, la culture, voire le peuple lobi est peu connu et il convient de faire connaitre notre culture. D’où l’importance de la tenue de ce festival qui se veut une tribune de promotion de la culture lobi. La particularité de cette édition de 2019 est qu’en plus d’être régionale, cette activité s’est ouverte à toute la Côte d’Ivoire et à certains pays frères de la sous-région tels le Burkina et le Ghana. Le président du conseil régional de Bounkani a invité les festivaliers à faire de telle sorte que notre culture traverse les frontières et qu’on puisse la transmettre de génération en génération. Il a par ailleurs ajouté qu’il faut qu’on donne de la valeur au peuple lobi. « Le lobi n’acceptera jamais l’humiliation. Notre culture, notre dignité et notre honneur est notre richesse ».

Cet avis, Marcel DA président du conseil régional du Sud-ouest qui a d’ailleurs conduit la délégation venue du Burkina l’a approuvé tout en laissant entendre que le peuple de Bounkani a vite compris qu’on ne peut pas développer une région sans la culture. Que tout ce qui est chaire au rameaux lobi (la culture) soit préservé et que cela puisse perdurer. « On ne développe pas, on se développe » a-t-il ajouté. Le djokhabinan est un espace d’épanouissement culturel socle de développement. L’honorable Edward SABO Laabii du Ghana lui, a émis le souhait que la culture à travers ce festival soit un facteur d’intégration et d’unité entre les peuples du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Burkina. Et c’est avec joie que l’assistance a prêté une oreille attentive aux différentes allocutions tout esquissant des pas de danses aux rythme de la musique d’une pléiade d’artistes venus apporter leur touche à l’évènement. A noter qu’avant la cérémonie d’ouverture, les invités ont eu droit à une dégustation de mets locaux préparés par dix braves dames qui étaient en compétition d’art culinaire.

L’envoyé spécial à Bouna

Sansan Bertin SIB

tinosbs@gmail.com




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