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Les Echos du Sud-Ouest

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Après-fêtes : Comment «casser» sa gueule de bois


Tout excès nuit. Pourtant, en temps de fêtes, ces excès sont très souvent inévitables, notamment chez certains «godeurs» qui, à force de mélanges, se retrouvent après avec une gueule de bois, difficile à supporter. La bouche sèche, les maux de tête ou encore les nausées sont en effet les conséquences inévitables d’un réveillon bien… arrosé. Alors, voici quelques conseils à suivre pour passer le cap.

 

On ne cessera de le dire, l’alcool est mauvais pour la santé. C’est préférable de l’éviter quand on peut ou, dans le cas contraire, de le consommer avec grande modération. Mais, en temps de fêtes, les excès sont très souvent au rendez-vous de sorte que les buveurs se surprennent parfois à prendre le verre de trop. Conséquence, les lendemains de fêtes deviennent très difficiles ; fort heureusement, quelques astuces permettent de les éviter ou de passer le cap.

  • Non au mélange d’alcools

Tout comme est déconseillé le mélange de nourritures, il faut éviter de mélanger les alcools. L’idéal donc serait de manger et de boire avec modération au moment des fêtes pour ne pas se mettre au régime ni avant ni après ! Concernant les boissons alcoolisées, veillez à ne pas faire trop de mélanges, en sélectionnant une à deux boissons (vin rouge et champagne par exemple) et en vous y  en tenant pour la soirée. De la même façon, si le menu comporte plusieurs entrées et  plusieurs plats de résistance, accordez-vous le droit de refuser certains aliments qui ne vous font pas particulièrement envie.

  • Boire beaucoup d’eau

Contrairement à ce que certaines personnes font croire, il est recommandé de boire de l’eau quand on est saoul. La consommation d’alcool entraîne, en effet, une déshydratation rapide : par exemple, quatre verres d’alcool consommés font perdre l’équivalent d’un litre d’eau, car les reins sont fortement sollicités pour éliminer l’alcool, et pour ce faire, ils utilisent principalement de l’eau ; ce qui a pour conséquence d’amplifier certains des symptômes de la gueule de bois comme les maux de tête et d’augmenter le volume des urines.

Pour pallier cette déshydratation, il est conseillé de boire en soirée, avant d’aller se coucher et au lever. Dans l’ambiance, vous n’y penserez certainement pas, mais c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Votre corps en a besoin, écoutez-le.

Sont aussi recommandés en cas de gueule de bois  le thé (sans théine) ou les tisanes. Par contre, le café est à éviter, car  il est trop diurétique et accentue de ce fait le déséquilibre du corps.

 

  • Mangez !

En principe, il faut bien se nourrir avant de consommer de l’alcool. Une fois dans l’estomac, l’alcool est mélangé à la nourriture ; ce qui permet de ralentir son passage dans le sang. En revanche, si l’estomac est vide, l’alcool arrive rapidement dans l’estomac et augmente le taux d’alcool dans le sang plus vite. A jeun, il ne faudra pas plus de 30 minutes pour que votre alcoolémie soit à son paroxysme.

Bien que manger au lendemain d’une fête soit une chose difficile, il faut s’y forcer un peu. On se sentira bien mieux une fois le ventre plein. Par contre, mangez léger ! Le fait de consommer des aliments riches en eau (soupes et bouillons, fruits et légumes frais) est excellent pour bien récupérer. En effet, rien de mieux qu’un petit bouillon de légumes pour consoler le foie, qui aura joué un rôle important dans l’élimination de l’alcool, et ménager l’estomac. Bannissez les aliments trop gras et trop salés : votre estomac et votre foie ont déjà beaucoup souffert. Evitez de manger des aliments acides, tels que pamplemousses et oranges.

  • Prendre un bain

Se détendre ou prendre un bain bien chaud permet de se relaxer les muscles. Certains conseillent même de mettre une aspirine dans le bain pour plus d’efficacité. En revanche, prendre une aspirine n’a aucun effet sur la gueule de bois.

Evitez la prise de Paracétamol

Les nausées et les maux de tête étant les caractéristiques de la gueule de bois, le premier réflexe des lendemains de fêtes, pour soulager les douleurs, est donc de se précipiter sur le paracétamol et l’aspirine, couramment utilisés en automédication.

Une fois que le médicament est ingéré, il est assimilé et métabolisé par le foie. Mais c’est là aussi que l’alcool est éliminé. Le foie aura tendance à privilégier l’élimination de l’alcool au détriment de celle du médicament. Résultat : ce dernier va s’accumuler dans l’organisme en augmentant le risque d’effets secondaires.

Associée à de l’alcool, l’aspirine peut provoquer des brûlures d’estomac ou des reflux acides. Elle peut aussi aggraver une gastrite alcoolique, un effet direct de l’alcool sur l’estomac. Quant au paracétamol, toxique pour le foie déjà bien fatigué par les excès d’alcool, il peut provoquer des lésions ou entraîner des hépatites aiguës sévères chez les buveurs excessifs.

  • Un peu d’activité physique et tout rentre dans l’ordre…

Parmi les aliments plébiscités au moment des fêtes de fin d’année, les produits caloriques sont particulièrement nombreux : foie gras, volailles grasses… Le problème, justement, c’est quon ne brûle pas assez de calories quand on passe des heures à table, dans le plaisir de la convivialité et des conversations. Alors, pour se remettre facilement des agapes de fin d’année, pourquoi ne pas organiser des promenades à pied pour s’aérer et brûler quelques calories ? La récupération n’en sera que meilleure, ainsi que le sommeil.

Encadré

L’alcool, responsable de plus de 200 maux

 

Un triste record :  l’alcool est responsable de 3.3 millions de morts chaque année selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Il est un fléau plus redoutable que le Sida, la tuberculose et la violence réunis. 1 décès sur cinq dans le monde découle des ravages dans le monde de l’alcool», déclare l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’ »alcoolisation » prend une résonance particulière alors qu’une étude récente estime qu’une vie plus saine pourrait éviter 37 millions de décès dans le monde.

Plus de 200 maux sont liés à la consommation d’alcool : maladies infectieuses, accidents de la circulation, blessures, homicides, maladies cardiovasculaires, diabète… Des pathologies ou accidents qui causent au total 5,9% des morts annuelles. « Un décès toutes les dix secondes » est lié à l’alcool, affirme à l’AFP le Dr Shekhar Saxena, directeur du département Santé mentale et abus de substances psychoactives à l’OMS.

Autre chiffre alarmant, 320 000 jeunes âgés de 15 à 29 ans meurent chaque année de causes liées à l’alcool, précise l’OMS.

(Source: www.topsante.com)




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