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Les Echos du Sud-Ouest

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Mouvement des élèves à Gaoua : course poursuite entre élèves et policiers autour du CSNDA


Les élèves de la cité du Bafuji ont désertés  les salles de classes ce vendredi 28 février  2020. Ce mouvement fait suite au mot d’ordre de la coordination régionale des enseignants du sud-ouest de suspendre toute forme d’évaluation.  Ils ont manifesté autour du Complexe  Scolaire Notre Dame de l’Annonciation (CSNDA) de Gaoua afin d’empêcher les élèves dudit établissement qui sont en évaluation de pouvoir composer. C’est ainsi qu’une course poursuite s’est engagée entre eux et les forces de l’ordre qui étaient positionnées à l’entrée de cet établissement.  

Les  élèves de plusieurs lycées et collèges de la ville de Gaoua ont manifesté leurs mécontentement ce vendredi 28 février, autour du Complexe Scolaire Notre Dame de l’Annonciation. Ils entendaient empêcher les élèves de cet établissement privé catholique de composer pour les évaluations du 2e trimestre prévus pour débuter ce vendredi 28 février 2020.  Pour eux,  pendant que le syndicat de l’éducation a suspendu toutes formes d’évaluation, leurs camarades du CSNDA eux sont en pleine composition. Les élèves des autres établissements n’arrivent pas à comprendre ce comportement d’où ce mouvement afin d’empêché leurs camarades à composer. Le délégué général du lycée procincial Bafuji de Gaoua,  Lassina Ouattara explique les faits : « On est allé manifester ce matin au Complexe Scolaire Notre Dame de l’Annonciation, parce que chez nous au lycée,  ils ont annulé les évaluations, suite au mot d’ordre qui a été lancé par les syndicats d’annuler toutes formes d’évaluation au niveau du public et au privé.  Et par certains de nos  camarades, on a appris que les élèves du complexe sont en train de faire leur composition ce matin. Etant entendu que le mot d’ordre de suspendre les évaluations  a été lancé, on est allé pour mieux comprendre avec leur directrice afin que le mot d’ordre lancé soit respecté. Chez nous, on avait des devoirs mais on a pas pu les composer. Tout d’abord on est allé par la voie pacifique mais quand on est arrivé on a demandé aux forces de l’ordre  qui ont barré le passage de nous laisser on va rentrer et faire sortir les élèves  pacifiquement  ils n’ont pas accepté. On était en train de négocier mais  a notre grande surprise on a vue l’intervention des forces de l’ordre. Ils ont commencé à jeter des gaz lacrymogène sur nos camarades .Et là, la situation a dégénérée, on a été gazé suffisamment. Il y a certains enseignants du public qui interviennent au privé aussi, donc nous,  on a jugé bon d’aller faire sortir les élèves qui font la composition parce que si chez nous c’est suspendu, il n’y a pas de raison qu’ ils composent puisque le mot d’ordre nous concerne tous ».

Les élèves ont vu leur mouvement repoussé par les forces de l’ordre qui étaient positionnées pour sécuriser l’établissement.  « En ce qui concerne l’affrontement entre nous et les forces de l’ordre, nous déplorons cinq de nos camarades qui ont été arrêtés bastonnés et on a demandé à ce qu’on les libère et on les a tous relâchés, vraiment j’interpelle mes camarades à rester souder pour la lutte » a déclaré Lassina Ouattara. Quant aux élèves du complexe, ils sont restés confinés dans leur établissement toute la journée. De loin, on pouvait apercevoir les forces de l’ordre qui sont positionnées autour de l’établissement. Face à eux des élèves qui voulaient en découdre malgré qu’ils aient été gazés.

Victorien DIBLONI



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