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Les Echos du Sud-Ouest

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Ini Dorcas DAH première partie: L’une des premières femme docteure en Théologie au Burkina Faso


A l’occasion de la commémoration de la 164e édition de la journée internationale de la femme, bafujiinfos est allée à la rencontre de Ini Dorcas DAH, titulaire d’un doctorat en théologie. Ce qui fait d’elle l’une des rares femmes à étudier cette faculté avec un niveau aussi élevé. Mais comment celle qui est parti de son village profond a pu parcourir le monde pour l’obtention de son diplôme de docteur ? Quel a été son secret ? Bafujiinfos vous propose la réponse dans cette première partie de l’entretien.

Bafujiinfos.com : Quel a été votre parcours scolaire et universitaire ?

J’ai commencé par l’Ecole Primaire Publique d’Aneykro, dans la sous-préfecture de Bettie, Département d’Abengourou en Cȏte d’Ivoire. Ensuite, l’Ecole Tielkan A, à Gaoua, au Burkina Faso. J’ai fait le secondaire au Lycée Provincial Bafuji de Gaoua et le Lycée Privé Béthanie II à Bobo-Dioulasso. J’ai fait une partie de mes études universitaires à l’Université de Ouagadougou, au Burkina Faso où j’ai terminé avec une Maitrise en Linguistique Appliquée à l’UFR/LAC, plus précisément au département d’Anglais.

Après cela, je suis reparti au Ghana, mon pays de naissance, où j’ai fait une Maitrise en Théologie (Christianisme Africain) ; puis un DEA en Théologie (Christianisme Africain), engagement Evangile et culture plus précisément sur l’interprétation théologique des funérailles Birifor et l’implication pour le travail missionnaire en milieu Birifor (Burkina Faso). J’ai aussi fait un PHD en théologie, plus précisément sur l’Historiographie avec un accent particulier sur le rôle joué par les femmes dans la croissance de l’église. Après la Thèse, j’ai fait une étude postdoctorale sur la spiritualité et l’espoir africain. Actuellement, je suis chercheur indépendant.

3-Pourquoi vous avez décidé de faire de la théologie ?

‘L’étude est une discipline spirituelle’. Alors il faut se former pour mieux servir le Seigneur. J’ai décidé de faire la théologie pour mieux servir dans le champ de Dieu. C’est d’ailleurs parce que je voulais faire la théologie que j’ai étudié au département d’Anglais car mon souhait  était de faire la théologie dans une faculté Anglophone (plus de documents théologiques qu’en Français) et le Seigneur m’a accordé cette grâce.

4-vous êtes là première femme docteur en théologie, racontez-nous les péripéties pour y arriver

Hummmmmm, this one no be easy to talk about oooo!!!

Je ne sais pas si je suis la première femme docteur en théologie au Burkina Faso car en 2015 quand je suis rentrée du Ghana après la sortie, un frère a indiqué que j’étais la première, mais une autre personne l’a reproché devant moi pour avoir dis cela. Et elle a dit au frère est-ce qu’il a parcouru tout le Burkina Faso avant de dire que je suis la première.

Ça n’a pas été facile. C’était et est toujours très difficile. Donc pour raconter ce que j’ai vécu et vis, je ne sais vraiment pas comment commencer, mais je vais dire ce que je peux écrire. Peut-être que ça va aider quelqu’un dans sa lutte quotidienne.

Financièrement, ça n’a pas été facile pour moi. Tu connais d’où je viens. Le programme de Maîtrise seulement faisait 1.250.000f pour la scolarité sans compter l’hébergement et la nourriture. Dieu merci j’ai pu contre vent et marré atteindre mon but. En effet J’ai expérimentée la méchanceté de l’homme a l’extrême, mais cela m’a permis de compter plus sur Dieu pour mieux vivre sa grâce au jour le jour.

Avant donc de rentrer pour les vacances en 2009, j’ai été interviewée pour le programme du DEA et je suis rentrée. Pendant l’interview, on m’a demandé comment j’allais payer mes études. J’ai expliqué au panel que je comptais sur le Seigneur car ma demande de bourse avec le conseil œcuménique n’a pas été accordée. Et je suis parti au Burkina Faso. Quand la rentrée s’approchait, je ne savais pas d’où allait me venir le secours. Mais je savais que le Seigneur allait faire quelque chose. Car celui qui veille sur Ini Dorcas ne dort ni ne sommeille (Psaume 121). Un jour avant mon retour au Ghana, la faculté a écrit qu’elle allait prendre ma scolarité en charge. Car tout le monde était impressionné de mes résultats de Maîtrise en tant qu’étudiante d’un pays francophone et mère qui allaitait en son temps (la copie de mon mémoire a été retenue, comme l’une des meilleurs, en close réserve à la bibliothèque pour consultation sur place, ça été le cas avec ma thèse de DEA et doctorat). J’ai dit « Seigneur, Tu achèves toujours ce que tu commences, donc je sais que  tu vas faire le reste parfaitement ». C’est alors que 2 personnes à l’église ont contribué pour me soutenir et je suis retournée au Ghana. Mais la vie au Ghana et plus précisément à Akropong-Akuapem est tellement chère que ce n’est pas simple de vivre ici.

Le DEA coutait 2.800.000f par an et il fallait le double de cette somme puisque c’est deux ans. Comme je viens de le dire plus haut, à partir du DEA, j’ai eu une bourse avec la faculté, mais cela couvrait seulement la scolarité. Il fallait encore  trouver des fonds pour le logement et la  nourriture. Voilà un autre whahala. Mais Dieu qui n’appelle jamais sans mesures d’accompagnement  a encore agit. Malgré le fait que quelques personnes ont contribué pour me soutenir, cela n’était pas vraiment suffisant. Un jour j’étais assise sur la terrasse et je vois mon fils qui était concentré en train de sucer une orange pourrie. Je demande « Impèwnimbȏ, gninin fu gnin a lemuru » ? et il me repond: « Maman beka in gnin u gan in mbow» Il avait vu l’orange pourrie dans le jardin et a pris pour sucer. Il aime les fruits, mais je n’avais pas assez d’argent pour en acheter. Ce jour-là je n’ai pas pu dormir. Mais Dieu a suscité une personne qui nous a ravitaillée de fruits après cet incident jusqu’à nouvel ordre. Un jour j’étais dans ma chambre et j’entends quelqu’un frapper à ma porte. Quand je suis sortie c’était mon voisin d’une église soeur qui était allé dans son lieu de service et revenir. Il nous surprend avec un panier remplit d’ignames, avocats, mangues et etc. Je ne m’en revenais pas. Nous avons béni le seigneur et mon fils n’a plus manqué de fruits.

Mais j’ai terminé le premier semestre avec une dette car je devais de l’argent pour le loyer. Je suis rentrée au Burkina pour les fêtes de fin d’année et une personne était spécialement désignée pour me dissuader pour que je reste. Alors, j’ai été appelée un soir quelque part et je suis allée. La bonne dame me dit « Ini ceux qui étaient censé te soutenir n’ont  pas de l’argent. Un missionnaire vient de faire un accident et on a prié, et le Seigneur a pourvu pour lui acheter une nouvelle voiture. Mais pour tes études, nous n’avons rien eu. Nous voulons donc te demander de revenir rester et quand nous allons avoir l’argent, tu vas repartir». Quand elle a fini de parler, je lui ai dit « Madame, j’ai cette paix intérieure que le Seigneur va pourvoir pour mes études. Donc je n’ai pas peur de repartir au Ghana ». Alors elle a commencé à prier « Seigneur, merci de ce que Ini n’a pas peur de repartir au Ghana malgré le fait que les moyens pour payer ses études ne sont réunis ». Nous avons répondu « Amen » et je suis reparti à la maison et je me suis dis dans mon ventre (traduction littéral du Birifor), ‘le Dieu qui a répondu à la prière pour la voiture du missionnaire peut aussi répondre à ma prière pour ma formation.’ J’ai fait mes bagages et nous sommes repartis avec mon fils au Ghana en janvier 2010.

Un jour j’ai voyagé. Mais avant de quitter mes voisins étaient allés au service. J’ai essayé de les appeler, mais ça ne passait pas. Je n’ai pas eu l’idée aussi d’appeler une autre personne pour lui dire ou je partais avec les enfants. Quand mes voisins sont revenus le soir et ne nous ont pas vu jusqu’à une certaine heure, la femme a commencé à m’appeler, mais ça ne passait pas aussi (il n’y avait pas de réseau là où nous sommes allés). Nous étions allés rendre visite à Gilbert Kambou (Jésus fu na glassi ma). Quand mon numéro n’a pas sonné, elle a commencé à appeler certaines personnes pour se renseigner car en quittant le matin j’étais à la maison avec les enfants et elle revient subitement trouver que tout était fermé, pas de lumière, aucun signe de Ini Dorcas et de ses enfants.

C’était un mardi que cela s’est passé. C’était la dernière semaine de janvier et les cours devaient commencer la première semaine de février, alors qu’à partir du jeudi je devais faire mes 3 jours de jeûne mensuel. Donc il fallait forcement allé voir ce frère pour le saluer et lui dire merci pour un service rendu. Sinon je devais attendre Mai pour le faire. Mais avant de partir, j’étais allée à la faculté le matin. Une amie Centrafricaine me racontait sa misère et combien elle n’avait pas de soutien durant ses études au Ghana. C’est alors que je lui ai dit que j’étais aussi revenue avec 200.000f, que mon mari avait trouvé pour moi (j’avais déjà payé le transport Gaoua-Ouaga-Accra dans les 200.000f, il faut donc parler de moins de 200.000f). Combien j’allais utiliser pour payer mon arriéré de loyer, payer mes fournitures et nourrir ma famille? Et c’est après la conversation, quand je suis arrivée à la maison que j’ai eu l’idée de partir chez un frère vers Kumasi, mais j’ai aussi oublié d’appeler cette camarade de classe. Alors quand ma voisine a commencé à appeler tous ceux/celles qu’elle pensait pouvoir avoir de mes nouvelles, elle a aussi appelé cette dame. Le lendemain, elle est allée chez l’Officier d’Etat Civil de la faculté lui raconter ma situation. L’administration a donc cru que j’étais venue ramasser mes affaires pour fuir à cause de la dette. Donc, tout le monde attendait mercredi soir pour voir si je ne revenais pas avec les enfants, le jeudi matin une personne allait partir casser la porte pour qu’on sache si j’étais réellement parti. C’est le même soir vers 18h que je suis revenue à Akropong-Akuapem avec les enfants. Ma voisine est donc sortie exprimer son inquiétude et toutes les personnes qu’elle avait appelées. Je me suis excusée et j’ai donc immédiatement appelé ces personnes pour leur dire que j’étais de retour. Alors quand je suis reparti à la faculté le jeudi matin, ma camarade de classe m’a dit « Dorcas Excuses-moi, mais je suis montée te vendre au registrar car je sais que tu vas jamais leur parler de ce que tu vis. J’ai donc expliqué à Auntie Grace que tu vas jamais leur en parler car tu ne veux pas expliquer ta situation a quelqu’un. Il faut me pardonner, mais je lui ai déjà expliqué que tu n’avais pas assez d’argent pour payer ton arriéré de loyer et t’occuper de toi-même et de ta famille». C’est là que l’Officier d’Etat Civil m’a appelé et m’a informé que la faculté avait a l’issue de cet incident  annulé ma dette et que mon loyer pour le deuxième semestre et la deuxième année serait pris en charge en plus de la scolarité : PRAISE THE LORD !!! (hummmm, que j’ai envie de chanter ‘Covenant keeping God, there is no one like You. Alpha and Omega, there is no one like You’). En plus de cela. Ils ont aussi décidé de me donner 100USD par mois pour ma tomate (c’était insignifiant car la vie est très chère au Ghana, comme déjà souligne là-haut, mais pas petit devant le Seigneur). C’est comme ça que j’ai pu poursuivre avec le DEA jusqu’à la fin. J’ai pris le goût de faire le Doctorat pendant mes recherches pour le DEA.

Vers la fin du programme du DEA, je voulais continuer avec le Doctorat. J’ai donc fait partir mes dossiers à Andrew Walls Centre for African and Asian Studies à Liverpool Hope University, Liverpool, United Kingdom. Le centre a demandé que j’envoie une recommandation d’un enseignant et d’un(e) doyen(ne) de la faculté. Ma directrice de mémoire de DEA était la doyenne de la faculté des études en son temps. Quand je suis montée la voir, elle n’était pas contente que je quitte Akrofi-Christaller Institute of Theology, Mission and Culture. Elle m’a fait savoir que j’étais une de leur meilleures étudiantes et que malgré les épreuves (il faut noter que pendant le programme du DEA, j’ai été victime de vol à plusieurs reprises : le pire est que j’ai même été condamnée dans un taxi le matin du 15 mars 2010 entre 7 :30 et 8 h et dépouillée de tout. La même année, j’ai perdu mon petit frère et suis rentrée au Burkina Faso, mais malgré cela toute la classe avait demandé une prolongation pour terminer les devoirs sauf moi qui avais pu déposer mes 6 devoirs sans prolongation) que j’ai rencontrées au cours de mon parcourt pour le DEA. J’ai pu terminer tous mes devoirs en une année et mon mémoire en une année  également. Elle m’a donc fait savoir qu’elle était prête à me trouver une bourse pour que je poursuive avec le Doctorat au Ghana. Elle m’a aussi fait comprendre que si je me retrouvais en occident et qu’on m’attribuait un directeur (rice) qui ne comprend pas mon arrière-plan culturel ça va me prendre du temps pour terminer mon doctorat. Et je ne voulais pas aussi me séparer de ma famille s’il s’avérait que je ne gagnais pas le visa pour tout le monde au même moment. J’ai donc considéré la parole de ma directrice et elle s’est vraiment investi pour que je finisse le doctorat en 4 ans après le DEA (j’étais même bien parti pour finir en 3 ans, mais l’Italie m’a refusé le visa 2 fois alors que ma thèse ne pouvait pas être validée sans les archives des Pères Blancs qui sont toutes à Rome). Mais comment j’en suis arrivée là? La suite du parcours de docteur Ini Dorcas DA/ à retrouver dans nos éditions futures.

5-Quel est thème de recherche et pourquoi ?

C’est Dieu qui m’a conduit jusqu’à ce point. A Akrofi-Christaller Institute of Theology, Mission and Culture on désire toujours apprendre quand on commence. Les cours sont tellement adaptés au contexte africain que quiconque travaille comme missionnaire (tout chrétien est théologien et missionnaire car tout va ensemble) dans le milieu africain nourrit toujours le désir de mieux connaître. Alors quand j’ai commencé le programme de Maîtrise en Missiologie (Christianisme Africain : Evangile et Culture), j’ai appri beaucoup de choses et ma perspective de la mission a pris une autre tournure. Je me suis dis qu’il fallait continuer avec le DEA car les cours sont plus approfondis dans ce programme. Alors par la grâce de Dieu, j’ai pu contre vent et marrée terminer le DEA. Et c’est en faisant les recherches sur l’Interprétation Théologique des Funérailles parmi les Birifor et l’Implications pour la Mission en Milieu Birifor surtout au Burkina Faso que j’ai commencé à réfléchir et à nourrir l’idée de terminer avec le Doctorat en même temps. Je n’avais plus à faire les cours car les étudiants de DEA et ceux du Doctorat font les cours ensemble, mais c’est les recherches qui font la différence. Au cours de mes recherches sur les funérailles, j’ai remarqué que les femmes jouaient un rôle très important dans la société traditionnelle comme à l’église mais elles étaient peu connues. Pour un Doctorat if fallait un sujet qui n’avait jamais été abordé. J’ai donc lu les documents de Circle for Concerned African Women Theologians et j’ai découvert que le poids négatif de la société sur la femme dans le monde et en Afrique en particulier avait été déjà documenté par les ainées en théologie. Cependant le rôle de la femme dans la croissance  de l’église restait un champ vierge. C’est alors que j’ai discuté avec certaines femmes théologiennes au Ghana et au Kenya et le sujet du rôle de la femme dans la croissance de l’église a été accepté comme un sujet authentique pour une recherche originelle de PHD. Mais il fallait circonscrire le sujet car je ne pouvais pas faire le tour du monde pour étudier le travail de toutes les femmes. Alors il fallait se concentrer sur l’Afrique Occidentale. Mais la également ça allait être très large. J’ai finalement décidé d’étudier la contribution de la femme Birifor. Mais le document a étudié toutes les femmes en milieu Birifor car les femmes Birifor travaillent avec d’autres femmes. Donc, quand tu prends la thèse, tu as l’histoire des Birifor en tant que peuple, leur parcourt historique et leur situation géographique actuelle. L’histoire des femmes en général et plus précisément le rôle de la femme Birifor dans la société. Un aperçu de la plupart des églises qui œuvrent en milieu Birifor et comment les femmes ont contribué à cette histoire et à l’implantation des églises a aussi été abordé. Ensuite tu as le mouvement des femmes et comment est-ce que cela contribue au changement socioreligieux et culturel et l’impact de ces mouvements dans la vie des individus et toute la communauté chrétienne comme non chrétienne. J’ai aussi écrit 2 biographies (une Burkinabè et une Ghanaian). Dieu merci, la thèse a été publié en 2017 par Regnum Africa, Ghana et Wipf and Stock, USA. Ça c’est vraiment une grâce de l’Eternel car il y a des thèses qui sont là avant même que je ne vienne commencer la Maîtrise et qui n’ont toujours pas été publié. Mais à mon Viva deux examinatrices sur 3 ont recommandé la publication immédiate de la thèse en livre du à l’originalité du contenu et ma directrice a encore trouve des fonds et les travaux pour la publication ont commencé en janvier 2016,  juste après ma sortie en décembre 2015.

6-est ce que vous regrettez de vous être engagée dans ce projet

Je ne regrette pas malgré les épreuves. Je suis très reconnaissante au Seigneur car même si je ne suis pas la personne qui pour certains devrait être qui je suis, je béni le Seigneur parce que je me dis que c’est son choix. Ce n’est pas un mérite et je ne me glorifierai jamais, mais vais plutôt bénir a jamais le Seigneur pour cette grâce.

7-Quelles étaient les difficultés auxquelles vous avez fait face?

Il faut noter que faire un doctorat en tant que femme mariée et mère était très très défiant, mais je me suis dis que si le Seigneur m’a permis d’arriver à ce niveau Il sera avec moi jusqu’au bout. Il y a des jours ou je me sentais complétement abattue, mais j’étais dans une faculté ou je ne voulais pas me justifier pour n’avoir pas pu respecter de délais. Donc, je faisais tout ce que je pouvais pour terminer mes travaux. Et en tant que mère et femme, je devais combiner le ménage aux études. Il y a des jours où je revenais de la faculté à 18h, je rentre juste pour déposer mon sac et directement dans la cuisine. Plusieurs fois, je devais courir entre ordinateur et la cuisine pour pouvoir m’en sortir.

Il faut aussi ajouter que je devais voyager beaucoup pour pouvoir avoir accès aux différentes archives pour la validation de ma thèse. La difficulté était que je ne pouvais pas avoir accès a toutes les archives en Afrique et même en Europe, il fallait parcourir plus d’un pays. Par exemple, le Burkina Faso, la Cȏte d’Ivoire et le Sénégal. Il me fallait forcement aller au Nord du Ghana, à Tamale même ici au Ghana. En plus de cela, je devais aller en Angleterre et en Irland du Nord pour certaines archives, à Rome pour l’Eglise catholique, aux USA pour les Assemblées de Dieu et la CEMA. En plus de cela, il fallait faire des enquêtes pour compléter les archives. C’était très très stressant : planifier un voyage de recherche n’a jamais été du jeu, comme on le croit souvent. Si tu arrives en Angleterre pour utiliser les archives en hiver, c’est là tu comprendras que ce n’est pas aussi simple comme de l’eau à boire. Il y a aussi des défis que je ne peux pas citer ici.

 

Dalou Mathieu Da 



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