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Les Echos du Sud-Ouest

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Gaoua: les élèves menacent de « passer à la vitesse supérieure » si de retour des congés leurs enseignants n’ont pas repris les évaluations et les cours


     A quelques jours des congés du premier trimestre, les élèves des lycées et collèges  de Gaoua ont tiré une fois de plus la sonnette d’alarme sur le sort qui est réservé à leur année scolaire. Ils l’ont fait  ce mardi 19 décembre 2017  à travers un arrêt des cours  et un message remis représentant du gouverneur de la région.

A l’instar de leurs camarades des autres localités du pays, c’est  par une marche pacifique à travers les artères de la ville de Gaoua que  les élèves des différents établissements  ont convergé vers le gouvernorat peu après dix heures. Ils y ont été reçus par le conseiller technique Honorer KARA, représentant le gouverneur en mission, entouré de ses collaborateurs. Seydou DAH, qui a livré  le message au nom de ses camarades donne les raisons de leur manifestation : «nous avons décidé d’observer un arrêt de travail de 24 heures pour exiger une réponse diligente à nos préoccupations, soutenir les camarades de Tita et que la lumière soit faite sur la barbarie faite à ces derniers ». Sans langue de bois, il a mis en garde  les autorités en ces termes : «Si de retour des congés nous ne constatons pas une évolution positive de la situation les mesures fortes seront entreprises pour satisfaire nos revendications. » Le représentant du gouverneur, prenant la parole à son tour, a d’abord salué le  sens de responsabilité civique par leur  marche pacifique. Et pour l’objet de leur visite, il les rassure en ces termes : « concernant vos doléances, nous les recevons avec du respect et nous allons transmettre cela à qui de droit. ».

En rappel, cette marche fait suite à celle du 23 novembre 2017 au cours de laquelle les élèves  exigeaient aux autorités la reprise immédiate des évaluations suspendues dans les différents établissements, la présence des professeurs dans les classes et  l’adoption des mesures pour rattraper les cours déjà perdus.

   Joseph Somé

 

 




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