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Les Echos du Sud-Ouest

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FESTIVAL  DES ARTS DU SUD-OUEST : pari réussi pour les organisateurs


Le festival des arts du Sud-ouest (FASO) a refermé ses portes le mardi 1er mai 2018 à Gaoua. Débuté le 27 avril dernier, ce festival a mobilisé presque tous les artistes de la région sur une même scène. A la fin de l’évènement, c’est un sentiment de satisfaction qui se dégage aussi bien au niveau des organisateurs que chez les festivaliers.

Promouvoir les différents arts de la région du sud-ouest, c’est l’objectif du festival des arts du sud-ouest (FASO). Cinq jours durant, la « maison de l’appelé » de Gaoua a servi de cadre à ce festival. Expositions, rue marchande, prestations d’artiste étaient au programme de cette première édition du FASO.

Pour le promoteur Romuald Pascal Poda dit Petit Jésus, « Ce festival  a répondu à toutes les attentes.  La population de Gaoua et ses environs est sortie. Par jour, on  dénombre plus de 400 festivaliers. C’est un sentiment de joie qui m’anime. Je trouve qu’on a trop tardé pour créer ce festival ». Le président du comité d’organisation l’Abbé Ferdinand Hien se dit également satisfait. « Pour une première édition, nous sommes satisfaits. Nous avons l’espoir que ce festival va grandir à en croire les retours, les encouragements des uns et des autres et la détermination du promoteur ». Malgré l’engouement de la population et leur mobilisation autour de l’évènement, les organisateurs comptent faire mieux pour les prochaines éditions. Néanmoins ils ont dû faire face à certaines difficultés.

Pour l’Abbé Ferdinand,  les difficultés sont surtout d’ordre financier car le festival repose sur des fonds propres. Entre autres difficultés, le président du comité d’organisation a relevé l’inexpérience dans ce genre d’organisation parce que le festival a une envergure régionale, le manque de matériel surtout logistique pour les tentes. Qu’à cela ne tienne, le promoteur rassure que la deuxième édition se tiendra  l’année prochaine. Il sollicite cependant l’accompagnement de tous les acteurs. La commune de Gaoua est disposée à cet accompagnement a laissé entendre Casimir Kambou, deuxième adjoint au Maire. Pour lui, la commune de Gaoua avait vraiment besoin de ces genres d’évènements. Les festivaliers pensent également que cette initiative est salutaire. Sié Sirwanè Kambou est un promoteur culturel, responsable de l’Association Tout pour Tous ( ATT) de Gaoua. « C’est une très belle initiative. Ils ont réussi malgré que ça soit la première édition.  Gaoua a vraiment besoin de ces genres d’activités. Le manque de cadre de récréation a plongé les jeunes dans l’alcool. Ces cadres peuvent permettre à la population de s’épanouir, de se recréer ».

Pour Maimouna Palenfo, ce festival est une activité qui valorise les cultures de notre terroir. On apprend, on se cultive, on découvre et au finish chacun gagne son compte. Elle  souhaite que cela se répète. Après le bilan elle suggère que les organisateurs corrigent les erreurs et les imperfections afin que la deuxième édition soit beaucoup plus réussie. Quant à Sié Sirwanè Kambou, il a invité les organisateurs à rédiger les différents rapports et à les partager avec ceux qui les ont accompagnés afin de cultiver la confiance des partenaires. Les organisateurs se disent disposés à recevoir toutes les critiques qui pourront leur permettre de mieux réussir l’organisation de la deuxième édition qui aura lieu l’année prochaine. Des attestations de participation ont été remises à certains exposants.

Dar Flavien Da



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