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Les Echos du Sud-Ouest

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Commune de Midebdo : Midebdo ou la cité de Mideb


La commune rurale de Midebdo est située dans la province du Noumbiel, région du sud-ouest. Elle fait partie des cinq communes de la province et s’étend sur une superficie de six cent vingt(620) k Qui sont les premiers habitants ? Que signifie Midebdo? Comment s’est fait son peuplement ? Réponse dans cet article de Bafujiinfos.com.

Pancarte indiquant l’entrée de la commune de Midebdo

Délimitée au sud par la commune de Boussoukoula ; à l’est par la commune de Batié et les communes rurales de Legmoin et de Gbomblora ; à l’ouest par les communes rurales de Kampti et de Périgban ;et au nord par la commune urbaine de Gaoua, L’histoire du peuplement de Midebdo est récente.

Les premiers habitants du village sont venus du Ghana après avoir traversé le fleuve volta noire (actuel Mouhoun), probablement au début du 19ème siècle. Ils se seraient installés dans le canton de Batié Nord à quelques kilomètres de la rive ouest de la volta noire qu’ils venaient de traverser, dans le village de Donko (commune de Bousséra). Après une cinquantaine d’années, un premier groupe s’est détaché et est parti dans la région de l’actuel canton de Midebdo à la recherche de terres nouvelles. Cette zone était boisée avec des terres fertiles. Ils y sont arrivés après plusieurs étapes en passant par les villages de Donko, Bousséra, Doudou, Donkomina, puis s’installer à Bonkosséra, un village proche de Midebdo. Après quelques temps à Bonkosséra, une période d’une génération environ, deux hommes se détachèrent du groupe aux environs des années 1890 et partirent plus au sud à la recherche du gibier et de la terre fertile.

Le premier se nommait KAMBIRE Mideb qui signifie «parler ajouter». Il fut le premier à construire sa maison à Midebdo et est donc le fondateur du village. Le second, KAMBIRE Koulpour vint le rejoindre dans la même année. Lorsqu’ils arrivèrent à cet endroit inhabité, le terrain appartenait aux Koulangos, premiers occupants du pays. Ils n’y habitaient pas, mais fréquentaient l’endroit pour la chasse et d’autres motifs. Ils en connaissaient les esprits, leurs lieux de résidence et leurs passages favoris. Mideb alla voir les Koulango à Danwa (Village de Côte d’Ivoire après Kalamon) pour l’autoriser à s’établir et les pria d’installer un lieu de culte à l’esprit protecteur du village. Ce qui reste aujourd’hui la colline sacrée de Midebdo où est installé le «dithil» nom du fétiche. A ce titre, les Koulangos, actuellement, lorsqu’ils passent à Midebdo, prennent une redevance symbolique sous forme de cauris.

Ensuite, les Tounis (communément appelés les Lorons) et les Dioulas sont venus de la région de Bouna en Côte d’Ivoire avec les mouvements de Samory TOURE pendant la guerre coloniale. Après les indépendances, des mossis venus du plateau mossi (Koudougou, Yako…) ont immigré de façon définitive dans la commune à la recherche des terres cultivables. Les Peulhs nomades, à la recherche de pâturages, sont venus du sahel en transitant par Diébougou pour cette zone, depuis des dizaines d’années.

Midebdo à l’heure de la communalisation

Mairie de la commune de Midebdo

Midebdo a été érigé en département en 1983 par décret n°82-128/PRES/CNR/IS/SG/DLP. Le département de Midebdo qui relevait initialement de la province du Poni appartient actuellement à la province du Noumbiel créée par la loi 009/96/ADP du 24 avril 1996 portant création et dénomination des quinze (15) nouvelles provinces. Avec l’adoption de la loi n°55-2004/AN du 21 décembre 2004 portant Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), le département de Midebdo a été érigé en commune rurale en 2006. Il compte cinquante-deux (52) villages administratifs avec cent-quatre (104) conseillers municipaux.

Au plan administratif, la commune de Midebdo compte deux formations sanitaires dont un CSPS à Midebdo et Timboura. Elle totalise aujourd’hui dix-sept (17) écoles primaires et un CEEP regroupé au sein de la circonscription d’éducation de base de la commune. Au post-primaire et secondaire, Midebdo compte un CEG et un lycée départemental. Outre le secteur de l’éducation et de la santé, cette commune compte également un service de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement et de l’action sociale.

Selon les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) 2006, la commune de Midebdo comptait dix mille neuf cent neuf (10909) habitants dont cinq mille sept cent quarante-neuf (5749) femmes soit 53% et cinq mille cent soixante(5160) hommes représentant (47%). Sa population à l’image des autres communes du Burkina est majoritairement jeune dont en témoignent les statistiques qui dénombrent 52% de la population ayant un âge compris entre 0 et 14 ans.

Les activités économiques de la commune sont principalement agropastorales (producteurs d’ignames), celles du secteur informel (commerce), la pêche, la chasse, l’artisanat et l’exploitation artisanale de l’or qui s’est véritablement installée dans la commune depuis une décennie.Tout contre fait ,elle reste confrontée à de nombreuses difficultés que sont l’enclavement, les écoles sous paillote, le problèmes d’eau et d’ insécurité .

Debe Malo correspondant communal




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