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Les Echos du Sud-Ouest

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Lutte contre le covid-19: Des employés des commerces remerciés


A Gaoua, hôtels, restaurants et restaurants sont fermés en raison du covid 19. Le secteur du commerce tourne au ralenti. L’inquiétude est grandissante pour employés et employeurs.

Les interdictions de déplacements et de voyages liées à l’épidémie de coronavirus sont levées par décret présidentiel du 04 mai 2020.

Les mesures barrières quant à elles restent d’actualité. Dans les restaurants les clients, n’ont pas d’autres choix que de commander des plats à emporter. Ces  mesures annoncées par les autorités pour freiner la propagation du covid-19 ne font pas des heureux à Gaoua. Cela pousse les entrepreneurs qui travaillent dans l’hôtellerie et dans la restauration à adopter de nouvelles méthodes pour faire face au dictat de la maladie.

   Les activités économiques sous respirateurs

Visiblement marqué par la situation sanitaire Sylvain SOME aide gérant à l’auberge du 11 décembre est dans l’angoisse. « Si nos chambres d’auberges pouvaient s’exprimer elles nous interrogeraient sur ce qui se passe actuellement. Je dis cela parce que depuis l’apparition de cette maladie au Burkina, nous ne recevons plus de clients. Avant on pouvait enregistrer 12 entrées dans les 22 chambres que compte l’auberge  mais aujourd’hui nous sommes là assis seul. Rien ne marche. On peut faire 2 jours sans avoir 4 clients. Regardez le restaurant il est vide. Les clients sont très rares et on ne sait plus à quel saint se vouer. »

Au restaurant ‘’La paix’’ la situation économique est plus pesante. Ici la gérante dit avoir opté pour un arrêt momentané de la restauration en attendant de voir la situation changée. « Nous sommes conscients que personne n’a souhaité ce qui est arrivé. Les autorités ont raison de prendre de telles mesures car ça y va de notre santé. Mais le problème est que ces mesures ont impacté négativement nos revenus. Au restaurant je pouvais vendre 40 000 voire 50 000 franc  par jour sans la boisson mais aujourd’hui les activités sont au ralenti. On arrive même plus à avoir de quoi acheter les condiments pour le fonctionnement du restaurant » regrette Kadidjatou

Autre lieu même constat. Albert OUSSE est le promoteur du maquis ‘‘Diki solution’’ et du complexe hôtelier les cauris de Diki. Dans ce maquis qui grouillait du monde, le covid-19 a pu dicter sa loi.  « Nous avons fait ranger toutes les chaises pour respecter les mesures édictées par les autorités communales, puisque cette maladie n’épargne personne. Permettre aux gens de s’assoir boire est risquer. Nous servons uniquement les boissons à emporter, mais même avec ça ce n’est pas simple. » « On se demande comment on va gérer nos employés à la fin du mois si la situation demeure » conclut-il

 Des employés remerciés

« J’ai été recruté comme vigil, c’est un beau jour que mon patron est venu me dire d’arrêter le travail. Quelques jours après il a fermé l’auberge » se lamente D.Y qui n’a pas voulu donner plus de détails. A l’auberge du 11décembre difficile de supporter les charges habituelles. « On pouvait arrêter le compte avec plus de 120 000franc. Le minimum qu’on gagnait si y ‘a pas eu de clients c’est 70 000. Avec cette situation le patron était dans l’obligation de suspendre certains employés. Quand les choses vont s’améliorer ils seront rappelés. » Nous confie SOME sylvain aide gérant.

La santé n’a pas de prix, a-t-on coutume de dire. Les travailleurs sont donc contraints au chômage technique et surtout n’ont pas l’espoir d’une aide  (ou salaire) pendant  le temps que vont durer ces mesures restrictives. Hôteliers, restaurateurs et employés plaident pour un allègement de certaines mesures pour sauver l’économie qui est déjà sous perfusion.

SIE Michael DAH

 

 

 

 



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