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Les Echos du Sud-Ouest

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Commune de Batié : Des déplacés internes vont au champ


A gourma, village de la commune de batié, les populations et la direction provinciale de l’agriculture sont entièrement engagées aux côtés des déplacés internes venus des localités en proie à l’insécurité. En cette campagne agricole les déplacés pourront travailler comme dans leurs villages d’origine. Hommes et femmes ont droit à la terre pour leurs activités.

Ils sont plus de 45 déplacés venus de Ouahigouya et Djibo pour se mettre à l’abri des attaques terroristes à Gourma village de la commune de Batié.

Ces déplacés composés de femmes, d’hommes et enfants ont été bien accueillis par la population hôte qui leur a témoigné leur solidarité en cette période d’hivernage où l’agriculture est la principale activité des populations.

Pour le chef du village de  Gourma Bagone DAH  « nous suivons l’actualité et nous savons les difficultés que traversent nos frères dans les zones où l’insécurité est grandissante. Comme l’être humain n’est pas un animal pour élire domicile dans la brousse, lorsqu’ils sont arrivés nous leur avons accueilli et leur avons concédé nos terres pour qu’ils puissent cultiver et avoir de quoi se nourrir. Nous n’avons pas de vivres en quantité pour eux mais ce que nous pouvons faire nous le faisons ». « Ils sont tous sans moyens financiers et labourer les parcelles que nous leur avons cédé n’est pas du lait à boire. Mon grand frère a donné volontiers ces bœufs de trait pour cultiver certaines parcelles. » Conclut le chef du village de Gourma.

Un acte de solidarité fortement apprécié par les déplacés internes qui espèrent retrouver leur vie d’antan. Moumouni BAGAGNAN est le porte-parole des déplacés. « Grâce au chef du village et la complicité de la direction provinciale de l’agriculture nous avons bénéficié des parcelles pour cultiver du riz et du maïs. Chaque déplacé va exploiter une superficie de 0.25hectare de riz soit un total de 20 hectares aménagés extensibles à 27 hectares »

Des terres acquises pour la production agricole, mais des inquiétudes demeurent cotés déplacés. Il s’agit principalement du manque de moyens pour le labour, l’achat des semences et intrants. Aboudou BARRO est le directeur provincial de l’agriculture du Noumbiel « certes les parcelles sont acquises grâce à la bonne volonté du chef de village et les services techniques de l’agriculture mais il faut les intrants pour pouvoir exploiter. Nous avons donc entrepris des démarches auprès de certaines autorités qui nous ont assuré que des requêtes seront introduites auprès des partenaires pour les venir en aide ».

Et à Souleymane Ky agent responsable du suivi du bas fond de Gourma d’ajouter « en plus des superficies aménagées pour ces déplacés certaines bonnes volontés ont eu une pensée particulière pour les femmes en leur promettant des semences. Mais malgré tout ils ont des difficultés pour  manger. Hier par exemple ils sont allés pour labourer mais après quelques heures ils ne pouvaient pas tenir… »

Face à cette situation de manque, déplacés internes, techniciens d’agriculture et le chef de terre de Gourma appellent toutes les bonnes volontés et le gouvernement à  une aide conséquente pour redonner le sourire à ces déplacés.

SIE Michael DAH



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