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Les Echos du Sud-Ouest

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4ème éditiondu week-end de danses traditionnelles lobi: La culture Lobi magnifiée à Ouagadougou


Du 29 Février  au 01 Mars 2020 est organisée à Ouagadougou, la 4e édition du « week-end de danse traditionnelle lobi ». Cette activité voulue par la communauté lobi vivant à Ouagadougou vise à faire la promotion de la culture lobi. A cette rencontre culturelle, nombreux sont ces Lobis, parents à plaisanteries, amis et sympathisants qui sont venus pour vivre, découvrir et redécouvrir les différentes facettes de la culture Lobi.

Une diversité de la musique lobi dont le « bour », le « bin-bo »  , le « djôrô » et j’en passe qui se distille en pleine capitale burkinabè, on l’entend rarement. Mais du 29 Février au 01 mars, les ouagavillois et particulièrement ceux de la cité An II, un quartier de Ouagadougou en ont eu pour bercer leurs oreilles. Cela se passe au « week-end de danses traditionnelles lobi », un évènement culturel organisé par la communauté lobi vivant à Ouagadougou.

Cette édition de 2020 est la quatrième du genre et a réunie des participants venus des quatre coins du Sud-ouest, de Ouagadougou et d’ailleurs. Au menu de cette activité de promotion de la culture lobi, de la danse traditionnelle lobi, de la danse traditionnelle Gan, une conférence sur le mariage en pays lobi, des mets (beignets, viande de chien et de porc, du « sèèlin … ») et boissons (dolo) locaux des peuples du Sud-ouest. Ce fut une occasion de retrouvailles afin de se rappeler des grands moments de la culture lobi. Et les appréciations vont bon train de partout. Karbité Kambou : « Cette activité est à perdurer car j’ai fais un bout de temps sans jouer au balafon, mais en prenant part à cette activité ou je suis invité, j’ai pu encore accorder des notes musicales avec mon balafon qui a permis aux gens d’esquisser des pas de danses. C’est une fierté pour moi ». Et à Rolande DA d’ajouter : « Ce fut vraiment des moments de retrouvailles. J’ai pu rencontrer ici des amis que j’ai perdu de vue depuis un certain temps. Aussi j’ai dansé, j’ai bu et manger des plats de chez moi, vraiment c’est très bien ». Galgouli, commune invitée d’honneur était présente avec une troupe de danse qui orchestre minutieusement la danse « djoro » et le « wèrin » sans oublier le « djoutéri », une spécialité qui consiste à un jeu de sauts au rythme des chants et battements de mains exécutés par des femmes lobi. Pendant ce « djoutéri  », les femmes font non seulement les éloges des braves paysans et paysannes mais aussi dénoncent les maux qui minent la société lobi. Aux cotés de la troupe venue de Galgouli, il y avait aussi la troupe « Bour » de Périgban, le grand balafoniste Karbité Kambou de Kampti sans oublier la troupe Gan  venue de Obiré qui a soulevé le public à son passage.

Pour le comité d’organisation, malgré quelques difficultés dans l’organisation, c’est un pari réussi en se sens que cette activité a connue de l’engouement. Le comité invite donc les uns et les autres en occurrence les lobi vivants à Ouagadougou ou ailleurs qui sont soucieux de la promotion de la culture lobi à mettre du siens pour la pérennisation de cette activité qui mobilise du monde d’année en année.

A noter qu’à cette 4ème édition, étaient présent pour la circonstance, le maire de Kampti Jean de la Croix Pooda, le maire de Gaoua Fiacre Kambou, celui de Nako Hollo Doubloni et bien d’autres autorités venues apporter leur soutien à l’activité. Une édition s’achève, une autre commence. Rendez-vous donc en 2020 pour la 5ème édition.

Sansan Bertin SIB

tinosbs@gmail.com



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