À l’occasion de la deuxième édition du tournoi Maracana Alliance Multi-Services, une opération de don de sang a été organisée ce samedi 15 août 2026 sur le terrain de la RTB2 Djôrô, à Gaoua. Initiée par le promoteur du tournoi, Issoufou Zongo, en collaboration avec les acteurs de la transfusion sanguine, cette action vise à contribuer au renforcement des stocks de sang dans la région du Djôrô, particulièrement sollicités en période d’hivernage.

À quelques mètres de l’aire de jeu, supporters, responsables d’équipes et amoureux du ballon rond ont troqué, pour quelques instants, maillots et crampons contre un geste citoyen : le don de sang.
L’opération, organisée dans le cadre de la deuxième édition du tournoi Maracana Alliance Multi-Services, avait pour objectif de contribuer au renflouement de la banque de sang et, au-delà, de participer à la sauvegarde de vies humaines.
Pour le promoteur du tournoi, Issoufou Zongo, l’idée est née dès la première édition, à la suite d’une sollicitation du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). « La première édition, le CNTS m’a approché pour voir s’il y avait la possibilité de profiter de l’engouement que le tournoi suscite pour faire une collecte de sang », explique-t-il. L’initiative n’avait finalement pas pu être concrétisée lors de la première édition, mais le promoteur a décidé de l’intégrer à la deuxième.

Cette année, l’objectif affiché est de collecter au moins une cinquantaine de poches de sang, selon Issoufou Zongo. Pour lui, les manifestations sportives, culturelles ou sociales peuvent constituer des occasions privilégiées pour sensibiliser les populations au don de sang. « On a pris l’initiative dans le but de sauver des vies », souligne le promoteur, qui appelle d’autres organisateurs à intégrer régulièrement les campagnes de don de sang à leurs activités.
Sur le terrain de la RTB2 Djôrô, l’appel semble avoir trouvé un écho favorable auprès des participants. Pour Kinda Abdoulaye, amoureux du football, donner son sang constitue avant tout un geste de solidarité envers les malades et les personnes qui en ont besoin. « Le sang, tu ne peux pas le fabriquer. Je demande donc aux autres de venir donner leur sang pour sauver des vies », lance-t-il, invitant la population à soutenir ce type d’initiative.
La période choisie pour cette opération n’est pas anodine. Selon Poda Sami Constant, agent de santé à la transfusion sanguine et responsable de la promotion du don de sang, les besoins en produits sanguins sont particulièrement importants pendant cette période.

Il se réjouit ainsi de l’initiative portée par Alliance Multi-Services, estimant qu’elle permet de rapprocher le don de sang des populations et de sensibiliser de nouveaux donneurs. « Le sang est aussi un médicament, mais il ne se trouve pas en pharmacie. Il faut un donneur pour pouvoir aider un malade qui est dans le besoin », rappelle-t-il.
Dans ce contexte, il encourage les autres structures organisatrices d’événements à emboîter le pas à Alliance Multi-Services. Pour lui, le don de sang doit pouvoir trouver sa place aux côtés d’autres actions citoyennes, comme les opérations de salubrité ou les campagnes de plantation d’arbres.

Du côté du comité d’organisation, la satisfaction est également au rendez-vous. Ali Hema, président du comité d’organisation du tournoi Alliance Multi-Services, dit avoir été particulièrement motivé par la mobilisation des responsables d’équipes et des supporters autour de cette action.
Il invite les participants au tournoi, mais aussi l’ensemble de la population, à poursuivre le geste au-delà de cette opération ponctuelle en se rapprochant des structures de transfusion sanguine. « Même après les dons de sang, ils peuvent aller donner leur sang au centre de transfusion sanguine pour sauver des vies », insiste-t-il.

À travers cette initiative, le tournoi Maracana Alliance Multi-Services entend ainsi associer au spectacle sportif une dimension citoyenne et solidaire. Une démarche que les acteurs de la transfusion sanguine souhaitent voir se multiplier afin de contribuer à répondre durablement aux besoins en sang dans la région.
Antoine BICABA







