Soutenance de thèse : Ferdinand Kambiré obtient la mention Très honorable

Le mardi 09 décembre 2025, Ferdinand a soutenu une thèse consacrée à « L’écriture de la migration dans le roman africain subsaharien francophone des années 2000 ». Couronné de la mention « très honorable », ce travail met en lumière les mutations profondes de la littérature africaine contemporaine et la manière dont les écrivains réinventent aujourd’hui les récits migratoires.


La question de la mobilité et des identités en mouvement occupe une place de plus en plus centrale dans la littérature africaine francophone. C’est autour de cette dynamique que Ferdinand a construit sa thèse, soutenue le mardi 09 décembre 2025, et distinguée par la mention « très honorable ». Son travail s’inscrit dans une réflexion de fond sur l’évolution des écritures africaines au XXIᵉ siècle.

Intitulée « Écriture de la migration dans le roman africain subsaharien francophone des années 2000 », la thèse analyse la manière dont les écrivains contemporains représentent l’immigration, ses réalités sociales, ses tensions identitaires et ses recompositions culturelles. S’appuyant sur les réflexions critiques d’Odile Cazenave ou encore de Frédéric Mambenga-Ylagou, qui situent les premières représentations migratoires dès les années 1950, Ferdinand montre que la littérature actuelle est marquée par l’émergence d’auteurs porteurs de plusieurs cultures en partage.

À partir d’un corpus de douze romans africains francophones, majoritairement issus de la migritude, le chercheur met en évidence deux phénomènes complémentaires à savoir une écriture de la migration, centrée sur les expériences humaines du départ, du trajet et de l’accueil, et une migration de l’écriture, où les formes littéraires se transforment à la faveur du postmodernisme et des identités hybrides.

L’étude révèle également comment les romanciers subsahariens traduisent, par des procédés narratifs revisités, la réalité brûlante du continent : aspirations, frustrations, fractures sociales, quête d’ailleurs ou nécessité de partir. En mobilisant la sociocritique et le postmodernisme, Ferdinand montre que ces nouvelles esthétiques permettent de mieux comprendre les enjeux contemporains des trajectoires migratoires.

Au-delà de la dimension scientifique, le jeune docteur retient une profonde expérience humaine :
« Une thèse est une école de vie. Elle forme et forge en vous l’esprit de patience, d’endurance et de résilience. C’est un travail qui vous impose la rigueur et la courtoisie. »

Cette soutenance, marquée par une grande satisfaction, consacre quatre années d’efforts et d’engagement intellectuel. Elle apporte aussi une contribution précieuse à la compréhension des relations entre Afrique et Occident plus d’un demi-siècle après les indépendances, dans un monde où les identités se déplacent et se recomposent.

Avec cette recherche, Ferdinand s’inscrit dans la nouvelle génération de chercheurs africains qui renouvellent les cadres de lecture de la littérature contemporaine et éclairent les mutations profondes de nos imaginaires.

 

Dalou Mathieu Da 

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