Le lundi 27 juillet 2026, SOME Sésséré Colette a brillamment soutenu son mémoire de Master Recherche en Macroéconomie et Gestion du Développement (MGD), dans la salle 24 de l’UFR/SEG au sein de l’Université Joseph KI-ZERBO. Intitulé « Effet des transferts de fonds sur la participation des femmes au marché du travail en Afrique subsaharienne : rôle du mobile money », ce travail, dirigé par le Professeur Relwendé SAWADOGO, Maître de Conférences Agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO et codirigé par le Docteur Sié Ernest YOUL, Chercheur au CEDRES de l’Université Thomas SANKARA, met en lumière le rôle des transferts de fonds et du mobile money dans l’autonomisation économique des femmes.

À 15 heures, parents, amis, étudiants et connaissances prennent place dans la salle pour assister à cette étape décisive du parcours académique de la candidate. Avec assurance et maîtrise, SOME Sésséré Colette expose la problématique, la méthodologie adoptée ainsi que les principaux résultats de sa recherche.
Ses résultats révèlent que les transferts de fonds et le mobile money favorisent l’accès des femmes aux ressources financières et renforcent leur participation au marché du travail. Les transferts de fonds fournissent aux femmes des ressources financières supplémentaires, tandis que le mobile money facilite leur réception et leur utilisation. Ces deux mécanismes contribuent à renforcer l’autonomisation économique des femmes et à accroître leur participation au marché du travail.
À l’issue de la présentation et des échanges avec le jury, les examinateurs ont salué la qualité scientifique du travail, la pertinence du sujet traité ainsi que la maîtrise dont a fait preuve la candidate tout au long de la soutenance. Le jury a attribué à son mémoire la mention Très bien, avec la note de 16,5/20.
Pour SOME Sésséré Colette, le choix de cette thématique est avant tout motivé par une réalité sociale encore persistante.
« Les femmes sont encore confrontées à une certaine marginalisation dans le monde du travail, alors que leur accès aux sources de financement demeure limité. On entend encore souvent que la place de la femme est au foyer ou qu’elle ne peut pas exercer certains métiers. Lorsque j’ai choisi cette filière, certains camarades m’ont même fait comprendre qu’elle n’était pas faite pour les filles. Mais nous avons relevé le défi et démontré, par notre travail et notre détermination, que les femmes ont toute leur place dans tous les domaines », a-t-elle confié.
Très émue après la proclamation des résultats, la nouvelle diplômée n’a pas caché sa joie. « Je me sens vraiment à l’aise et heureuse parce que j’ai franchi une étape importante », a-t-elle déclaré.
Le codirecteur de mémoire, le Docteur Sié Ernest YOUL, a salué la pertinence de la recherche, estimant qu’elle apporte un éclairage utile sur une problématique au cœur des enjeux de développement en Afrique subsaharienne.
Il indique que les femmes constituent les principales bénéficiaires des transferts de fonds internationaux dans les pays en développement. Avec l’essor des services financiers numériques, notamment le mobile money, ces ressources leur deviennent plus facilement accessibles, ce qui contribue à renforcer leur autonomisation économique et leur participation au marché du travail.
Le chercheur souligne également que ces résultats constituent un appel à l’action pour les pouvoirs publics. Ils impliquent la nécessité de mettre en œuvre des politiques visant à réduire les coûts des transferts de fonds et à promouvoir davantage l’utilisation du mobile money, afin d’en faire un véritable levier de création d’opportunités économiques pour les femmes.
Le codirecteur n’a pas manqué de rendre hommage à son étudiante, qu’il décrit comme une personne sérieuse, dynamique et engagée.
« Colette est une étudiante sérieuse et dynamique. C’est d’ailleurs ce qui m’a convaincu de l’accompagner dans cet exercice scientifique. Tout au long de ses travaux, elle a démontré qu’on pouvait compter sur elle », a-t-il témoigné.

Cette brillante soutenance vient couronner plusieurs années d’efforts et marque le début d’une nouvelle étape dans le parcours de l’ancienne élève du lycée provincial Bafuji, baccalauréat 2021. Grâce à la pertinence de ses résultats, ses travaux enrichissent la réflexion sur l’inclusion financière, les transferts de fonds et la promotion de l’emploi des femmes en Afrique subsaharienne.
Somé Sansan ✍️
Images : Barthélémy Kambou











