Le top départ de la semaine régionale de la culture dans la région du Djôrô a été donné ce jeudi 13 octobre par Siaka Barro, président de la cérémonie, en présence de la directrice générale de la SNC et des autorités régionales. Dans les disciplines de l’art du spectacle, de l’art culinaire et des danses traditionnelles, 533 artistes et sportifs vont rivaliser de talent durant 72 heures pour aspirer à prendre part à la 22ᵉ Semaine Nationale de la Culture.
Par trois coups de tambour, Siaka Barro lance officiellement la Semaine régionale de la culture du Djôrô. Après l’étape de la région du Guiriko, la semaine régionale de la culture se tient dans la cité de Bafudji du 16 au 18 octobre 2025.
Venus des quatre provinces de la région, ils sont au total 533 candidats, répartis entre 34 troupes et ensembles artistiques, 23 lutteurs, 147 archers et 07 candidats en art culinaire. Tous rivaliseront d’adresse, de talent et de créativité.
Pour Siaka Barro, le fort engouement des candidats témoigne de la richesse culturelle de la région. « L’objectif pour nous est d’identifier les meilleurs pour que, à la finale de la Semaine Nationale de la Culture qui se tiendra à Bobo-Dioulasso, la région du Djôrô puisse rafler les meilleurs prix. Nous avons tout mis en œuvre pour que nos festivaliers puissent bien compétir et que le jury arrive à identifier les meilleurs pour nous permettre d’être sur le podium », a expliqué le patron de la cérémonie.

Des innovations marquantes pour cette 22ᵉ édition
Plusieurs innovations vont enrichir la phase éliminatoire de cette 22ᵉ édition de la grande messe de la culture selon Christiane Sanon, Directrice générale de la SNC. « Comme première innovation, c’est le début des compétitions en octobre au lieu de novembre, habituellement.
La deuxième innovation permet à la diaspora burkinabè de compétir dans cinq disciplines au lieu de trois. Aussi, en art culinaire, nous avons harmonisé le temps de préparation. Avant, certains candidats prenaient tout leur temps, mais désormais, tous les candidats auront la même chance.

Également, à cette édition, nous donnons la possibilité aux meilleurs deuxièmes en catégorie ballet et en création chorégraphique de se qualifier aux phases finales pour tenter leur chance. Ce changement intervient après le constat du bon niveau de certains deuxièmes de certaines régions qui sont souvent meilleurs que certains premiers. Enfin, nous avons le Niger qui entre en compétition lors de l’édition 2026 de la SNC », a expliqué la directrice.
Bekouènè Kpoda Angélin, fervent défenseur de la culture locale et porte-parole des parrains, a exprimé son soutien aux festivaliers. « Nous voulons, à travers notre contribution, permettre à l’ensemble des festivaliers de donner le meilleur d’eux-mêmes pour être sélectionnés. Nous souhaitons les voir sur le podium à la fin de la SNC 2026 », s’est justifié le porte-parole des parrains.
Tout en invitant les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes, Siaka Barro les exhorte à compétir dans un esprit de fair-play, de discipline et de respect mutuel car, pour lui, ces compétitions ne sont pas seulement un test de performance, mais une célébration de la créativité. « Comme vous le savez, la culture est la base de tout. Nous avons des autorités qui ont mis en priorité la culture et l’enracinement de notre base culturelle.
Nous devons profiter de cette occasion en invitant la jeunesse à s’imprégner de la culture et faire en sorte que cette culture nous permette d’amorcer le développement de la région du Djôrô et du Burkina Faso de façon générale », a souhaité Siaka Barro, patron de la cérémonie.
Pendant trois jours, le Djôrô vibrera au rythme de sa diversité culturelle. À l’issue des compétitions, seuls les plus méritants décrocheront leur ticket pour représenter la région à la grande messe nationale de la culture. En attendant, la scène est ouverte, et le spectacle promet d’être à la hauteur des ambitions.
Antoine BICABA







