Du 3 au 4 août 2026, Gaoua accueille un cadre de dialogue régional consacré à la laïcité et aux libertés religieuses. Initiée par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette rencontre rassemble les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité ainsi que les leaders religieux, coutumiers et traditionnels afin de renforcer la cohésion sociale, promouvoir le vivre-ensemble et favoriser une appropriation du nouveau cadre juridique relatif aux libertés religieuses.

Présidée par le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, la cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de réunion de la Chambre de commerce de Gaoua. Pendant deux jours, les participants suivront des communications animées par la Direction générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles avant d’engager des échanges sur les principes de la laïcité, le contenu de la nouvelle loi relative aux libertés religieuses et le rôle des différents acteurs dans la préservation de la paix sociale.

Ouvrant les travaux, le gouverneur Siaka Barro a salué la forte mobilisation des participants, qu’il considère comme un témoignage de leur engagement en faveur de la promotion de la laïcité, du respect des libertés religieuses et du renforcement de la cohésion sociale.
Il a rappelé que la loi relative aux libertés religieuses, adoptée le 20 juin 2026 par l’Assemblée législative de Transition puis promulguée par le Président du Faso, constitue une avancée majeure dans l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses. Selon lui, ce texte apporte des réponses aux défis liés aux dérives susceptibles de fragiliser la paix sociale et le vivre-ensemble.
Pour le premier responsable de la région, ce cadre de dialogue vise avant tout à permettre aux différents acteurs de s’approprier les dispositions de cette nouvelle législation et à recueillir leurs préoccupations ainsi que leurs propositions afin d’en faciliter la mise en œuvre. « Il était nécessaire de tenir ce cadre de dialogue pour expliquer le contenu de cette loi et recueillir les préoccupations des différents acteurs afin de faciliter sa mise en œuvre pour préserver la paix, la cohésion sociale et le bon vivre-ensemble dans notre pays », a-t-il déclaré.

Le gouverneur a invité les participants à mener des échanges francs, constructifs et responsables afin d’enrichir la réflexion nationale. Les recommandations issues des travaux devront contribuer à une application concertée de la loi, dans le respect des textes de la République et des droits de chaque citoyen.
Profitant de cette tribune, Siaka Barro a également rendu hommage au climat de coexistence pacifique qui prévaut dans la région du Djôrô. Il a salué l’engagement des responsables des différentes confessions religieuses et des autorités coutumières, qui entretiennent, selon lui, un dialogue permanent et participent ensemble aux célébrations religieuses, donnant ainsi un exemple de fraternité et de tolérance. « Que ce soit les autorités coutumières, les responsables religieux catholiques, musulmans ou protestants, ils parlent le même langage. Ils se retrouvent lors des différentes fêtes religieuses pour donner le bon exemple. Je les invite à poursuivre sur cette lancée afin de préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale », a-t-il affirmé.
Le gouverneur a exhorté l’ensemble des acteurs à placer l’intérêt supérieur du Burkina Faso au cœur de leurs engagements. « Nous n’avons qu’un seul pays, le Burkina Faso. Chacun de nous doit contribuer à préserver la paix, la cohésion sociale et le bon vivre-ensemble. Les acteurs religieux, les autorités administratives et l’ensemble des forces vives doivent continuer à travailler main dans la main pour consolider l’unité nationale », a-t-il insisté.

Au terme des deux journées de travaux, les contributions des participants devraient alimenter la réflexion nationale sur les modalités d’application de la loi relative aux libertés religieuses, tout en renforçant les mécanismes de prévention des conflits et de promotion du dialogue, de la tolérance et du respect mutuel.
Antoine BICABA











