Protection de l’enfance : Le CDEJ-BF 0950, un rempart pour la protection et l’épanouissement des enfants

À Gaoua, le Centre de Développement pour Enfants et Jeunes CDEJ-BF 0950 s’affirme comme un véritable sanctuaire dédié à la sécurité et à l’épanouissement des plus jeunes. À travers l’éducation aux droits, l’écoute active et l’accompagnement psychosocial, cette structure contribue à libérer la parole des enfants tout en renforçant leur protection au sein de la communauté.

Dans un contexte où les mineurs restent exposés à diverses formes de violences physiques, psychologiques, ainsi qu’à la négligence ou aux abus, le CDEJ-BF 0950 œuvre quotidiennement pour faire de l’enfant une priorité absolue. Ici, chaque enfant est reconnu comme une personne à part entière, porteuse de droits inaliénables et digne de protection.

Protéger par l’éducation

Au centre, la protection constitue le socle de toutes les interventions. Les bénéficiaires y apprennent qu’aucun individu n’a le droit de leur porter atteinte ou de les priver d’éducation.

Kaboré Monica Épiphanie, élève en classe de 3e et bénéficiaire du centre depuis 11 ans, témoigne de cet impact. « Le centre nous a énormément aidés, ma famille et moi, notamment par la prise en charge de ma scolarité. J’y ai appris que tous les enfants ont des droits, particulièrement celui d’accéder à la santé et à l’éducation. »

Kaboré Monica Épiphanie

Même témoignage chez Palé Anatola Aïda qui totalise 13 ans dans le centre. « Durant tout mon parcours ici, j’ai bénéficié de plusieurs choses sur le plan scolaire, sanitaire et même social. On nous enseigne au respect des aînés et au travail sur tous les plans », a-t-elle relaté. « Au-delà du droit à la vie, à la santé et à l’éducation que nous avons, je sais que nous devons en retour respecter nos ainés, le bien public et surtout de bien travailler », a reconnu Kambou Sié Judicaël

Pour transmettre ces valeurs, les responsables utilisent des causeries éducatives et un programme holistique. Selon la Directrice du centre, Mme Kambou Poda Bibiel Agathe, la mission principale est de défendre les droits des enfants à travers des curricula adaptés, mettant en lumière l’équilibre entre droits et devoirs.

Mme Kambou /Poda Bibiel Agathe, directrice

Un espace sûr pour libérer la parole

Le CDEJ-BF 0950 se positionne comme un cadre sécurisé où la voix de l’enfant est entendue et valorisée. Les éducateurs encouragent les jeunes à briser le silence s’ils sont victimes ou témoins de violences, que ce soit dans le cadre familial, scolaire ou social.

Cette libération de la parole passe notamment par l’apprentissage de l’art oratoire. « C’est une manière de les amener à se réaliser et à s’affirmer dans la vie », précise la directrice.

Pour Kambou Israël, élève en classe de Tle A, cet accompagnement a été un déclic : « Grâce au centre, j’ai acquis des compétences en expression orale. Cela m’a permis de participer à des sommets et de présenter des exposés sur les violences physiques, sexuelles et émotionnelles. On nous apprend à ne pas rester indifférents et à savoir comment aider ceux qui traversent ces situations. »

Kambou Israël

Prévenir pour mieux protéger

La protection passe également par la prévention. Le centre enseigne aux enfants à identifier les comportements à risque, à savoir dire « non » et à reconnaître les adultes de confiance vers qui se tourner. « Notre objectif est d’outiller les enfants pour qu’ils puissent se protéger eux-mêmes et suivre des modèles positifs », explique Mme Kambou.

Cette vigilance permet une détection précoce des situations de danger, permettant ainsi une orientation rapide vers les services compétents, toujours dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Une responsabilité collective

Si les enfants sont sensibilisés, le CDEJ-BF 0950 insiste aussi sur le rôle crucial des adultes. Parents, éducateurs et leaders communautaires sont régulièrement invités à adopter des pratiques éducatives bienveillantes. Le message est clair : un enfant n’est jamais responsable des violences qu’il subit.

Les résultats de cette approche globale sont tangibles. Les responsables constatent une amélioration du bien-être des jeunes, une confiance en soi renforcée et une discipline accrue. Les parents témoignent d’ailleurs régulièrement de l’impact positif du centre sur les résultats scolaires et le comportement de leurs enfants.

Créé le 12 février 2013, le CDEJ-BF 0950 de Gaoua rappelle qu’éduquer un enfant ne se limite pas à l’instruction académique. C’est avant tout lui garantir le droit de grandir sans crainte. Car protéger un enfant aujourd’hui, c’est briser le cycle de la violence pour demain.

Wonomana DA

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