Dans une dynamique de consolidation de la cohésion sociale et de promotion de la paix, le Balai citoyen, à travers le Projet pour le Renforcement de la Paix dans le Sud du Burkina Faso (PCSUD), organise du 24 au 26 mars 2026, dans la salle du Conseil régional du Djôrô, l’édition 2026 de l’Université citoyenne.

Destinée principalement aux jeunes des communes de Léo, Dano, Batié et Gaoua, cette initiative portée par Balai citoyen en partenariat avec le Laboratoire Citoyennetés, Sem-films, le RECOPA, l’APESS et le Gret, vise à renforcer leurs capacités à mieux appréhender les différences et à promouvoir des actions constructives en faveur d’une paix durable au Burkina Faso.

Au total, 85 participants prennent part à cette rencontre placée sous le thème « Jeunesse et culture de la paix ».
Selon Diallo/Kambou Emelie, cheffe de projet au Balai citoyen, cette Université citoyenne est l’aboutissement d’un processus d’accompagnement engagé avec les jeunes bénéficiaires. « Nous avons organisé des sessions de renforcement de capacités autour de la cohésion sociale et de la paix. En retour, ces jeunes ont conduit des activités de sensibilisation dans leurs localités respectives. Il était donc nécessaire de les réunir afin de consolider les acquis, renforcer les liens et favoriser le partage d’expériences », a-t-elle expliqué. Elle a par ailleurs rappelé le rôle central de la jeunesse en tant qu’actrice de paix, de cohésion sociale et de développement.

Pour les autorités régionales, cette initiative constitue une opportunité de consolidation du dialogue social et de promotion du vivre-ensemble. Représentant le gouverneur de la région, Siaka Barro, Dométaminé Kambiré, conseiller technique chargé des questions de jeunesse, a salué la pertinence de l’activité. « Cette Université citoyenne permettra de semer les graines de la paix dans le cœur des jeunes, afin de les prémunir contre les facteurs de division qui fragilisent nos communautés », a-t-il indiqué.

Durant ces 72 heures, les participants seront outillés à travers plusieurs modules, notamment le civisme, le rôle des réseaux sociaux dans la construction d’une culture de paix, l’implication des femmes et des jeunes dans l’édification d’une société apaisée, ainsi que les initiatives citoyennes de sécurité dans un contexte de crise.

En complément des sessions théoriques, les jeunes échangeront avec le chef de canton de Gaoua, Bifaté II, autour des mécanismes traditionnels de régulation sociale et de promotion de la paix. Des activités écocitoyennes, telles que des opérations de salubrité et de plantation d’arbres, sont également prévues, avant une clôture marquée par un match de football mixte dédié à la cohésion sociale.

Appelant à une participation active, Emil Oussé, notable du canton de Gaoua et représentant du chef de canton, a invité les jeunes à s’impliquer pleinement dans les échanges. « La région a besoin d’une jeunesse engagée pour construire une société harmonieuse. Il est important de participer sans réserve et de poser toutes les questions nécessaires pour mieux comprendre les enjeux de la cohésion sociale », a-t-il exhorté.

Les responsables du PCSUD fondent de grandes attentes sur cette cohorte de jeunes. « Nous souhaitons qu’ils incarnent les valeurs transmises durant cette Université citoyenne », a affirmé Diallo/Kambou Emelie, tout en appelant à faire de la “jeunesse et culture de la paix” un véritable engagement quotidien plutôt qu’un simple slogan.
Wonomana DA











