Le dimanche 1er février 2026, la place du maquis Escale Bar de Legmoin a abrité une conférence de presse dédiée à la présentation officielle du nouvel album de l’artiste Léonce Dah. Devant les hommes de médias, les acteurs culturels et les mélomanes, l’artiste a levé le voile sur « Le pouvoir de l’amour confisqué », un opus de dix (10) titres, marquant une étape importante dans son parcours artistique et sa volonté affirmée de dialoguer avec le public à travers la musique.

Évoluant dans le registre tradi-moderne, avec des incursions dans d’autres styles musicaux, Léonce Dah, artiste chanteur et auteur-compositeur, propose à travers cet album une fusion harmonieuse entre sonorités traditionnelles et arrangements contemporains. Une identité musicale assumée, au service de thématiques profondes liées aux relations humaines, aux rapports de force sociaux et aux dérives contemporaines.
Face à la presse, l’artiste a expliqué que Le pouvoir de l’amour confisqué est le fruit d’une longue réflexion artistique et personnelle. Selon lui, l’album explore les multiples facettes des relations humaines actuelles, leurs forces, leurs fragilités, mais aussi les blessures qu’elles peuvent engendrer lorsqu’elles sont détournées ou orientées par des intérêts égoïstes. « Dans l’album, il est question des réalités actuelles, notamment le pouvoir des plus forts sur les plus faibles et surtout l’égocentrisme », a-t-il précisé.

Ces réalités sont abordées et dénoncées à travers plusieurs titres, notamment « AES », « Donkoro », « Gouor Ti Daa », « Nanwinir », « Yirdomon », « Labanko », « Le Pouvoir de l’Amour Confisqué », « Longtemps au Pouvoir », « L’impérialisme » et « L’injustice ».
La cérémonie a permis de dévoiler l’univers sonore de l’œuvre, tout en offrant aux journalistes un cadre d’échanges directs avec l’artiste. À cet effet, les titres de l’album sont interprétés en plusieurs langues, notamment le dagara, le dioula, le mooré et le français, dans le souci de toucher un public plus large. Léonce Dah a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de rester fidèle à ses racines culturelles tout en répondant aux attentes d’un public moderne.
Son choix pour le tradi-moderne, explique-t-il, n’est nullement fortuit. « Je suis Dagara, je ne dois pas ignorer les instruments de chez moi. Il faut aimer ce que tu fais et valoriser ce que tu es né pour trouver. Raison pour laquelle j’ai décidé qu’on mette un peu de balafon dedans », a précisé Léonce Dah.

Conscient des difficultés qui jalonnent le parcours artistique, notamment les contraintes financières et le manque d’accompagnement, l’artiste reconnaît un chemin semé d’embûches. Toutefois, porté par la détermination et le potentiel qu’il revendique, il affirme construire patiemment son projet, en ajoutant chaque jour, la terre à la termitière , jusqu’à la sortie officielle de l’album.
Dans une dynamique de proximité avec son public, Léonce Dah annonce une série de concerts dans les différentes localités de la commune et au-delà, afin d’assurer la promotion de l’album. Le premier concert dédicace est d’ores et déjà réservé aux fils et filles de Legmoin et des localités environnantes le dimanche 1er février 2026.
Avec cet opus de dix titres, Léonce Dah entend non seulement enrichir le paysage musical local, mais aussi porter un message universel, où l’amour apparaît à la fois comme une force de construction et un révélateur des contradictions humaines.
Wonomana DA











