Originaire de la région du Djôrô, Roxanne Kambou, alias Roxy, trace son sillon dans l’univers musical burkinabè. À travers un style tradi-moderne inspiré des réalités sociales, la chanteuse transforme son art en un puissant outil de sensibilisation au service de la cohésion sociale et de l’unité.

L’aventure musicale de Roxy prend racine à l’église. Choriste dès son plus jeune âge, elle y développe une passion viscérale pour le chant. Cette expérience spirituelle a non seulement forgé sa voix, mais a aussi imprégné sa vision artistique de valeurs humaines profondes. « J’ai commencé par intégrer la chorale et je participais à des compétitions de chant et de danse. Petit à petit, j’ai rejoint l’orchestre, et c’est là que tout a véritablement démarré »,a-t-elle confié.
En 2012, sa participation à Faso Academy marque un tournant décisif. Cette étape renforce son ambition et son désir de professionnalisation. Après avoir longtemps interprété les œuvres de ses pairs, elle décide de franchir un cap en créant son propre répertoire. « À force d’interpréter les autres, je me suis demandé pourquoi ne pas proposer mes propres créations. C’est ainsi que je me suis lancée », a expliqué l’artiste.

Un premier opus engagé
Entrée en studio en avril 2025, Roxy a enregistré un album de six titres la même année. On y retrouve des morceaux évocateurs tels que « Hommage à maman », « Agnêmitchou », « Mon Faso » et « La cohésion sociale », complétés par deux remix.
À travers ses chansons, elle prône l’amour du prochain, l’unité nationale et la solidarité. Chantant principalement en lobiri, avec des incursions en mooré et en dioula, elle souhaite briser les barrières communautaires et valoriser les langues nationales.
La musique comme vecteur de paix
Pour Roxy, la musique est bien plus qu’un divertissement ; c’est un canal de communication essentiel. « Aujourd’hui, les gens prennent moins le temps de lire. Mais la musique, elle, résonne partout et en tout temps. Qu’on le veuille ou non, le message finit par passer », a-t-elle expliqué.
Inspirée par des figures de la musique burkinabè comme Zéphirin Hien et Maria Bissongo, elle puise sa force dans l’identité culturelle du Djôrô, qu’elle décrit comme une terre fertile en espoir.

Défis, ambition et perspectives
Malgré sa détermination, le chemin est parsemé d’embûches. Comme beaucoup d’artistes émergents, Roxy se confronte à des défis financiers et promotionnels. Pourtant, elle avance avec philosophie : « lentement mais sûrement ». Avec son caractère d’engagement de brave artiste, Roxy confie frapper à toutes les portes pour prouver son talent. « J’ai confiance en moi. Je vais me battre pour donner le meilleur de moi-même et leur prouver mon potentiel. Que les gens s’apprêtent. Roxy arrive», a-t-elle promis avant de saluer l’accompagnement de son producteur Da Sansan Roger avec sa maison de production R2S.

Des projet tournés vers l’avenir
L’horizon s’annonce d’ailleurs chargé pour l’artiste. Le rendez-vous majeur est d’ores et dejà fixé au 27 mars 2026 à Gaoua, date à laquelle aura la dédicace officielle de son album. En parallèle, Roxy s’active déjà sur de nouvelles productions musicale pour enrichir son repertoire.
Reconnaissante, elle n’oublie pas de saluer son équipe dynamique et ses fans.« Le travail sera bien fait, je le promets. » Entre tradition et modernité, Roxy trace sa voie, bien décidée à faire résonner son message de paix bien au-delà des frontières du Djôrô et porte l’écho d’un Burkina Faso debout, fier de sa diversité et résolument tourné vers la paix.
Wonomana DA











