Face aux enjeux de la santé sexuelle et reproductive dans la région du Djôrô, l’antenne régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) du Djôrô a lancé à Gaoua, le mardi 17 février 2026, une session de formation intensive au profit de 200 jeunes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Durant quatre jours, ces “sentinelles de la nation” seront outillées pour devenir des ambassadeurs de la prévention contre le VIH/SIDA et les IST, garantissant ainsi une force combattante saine et résiliente au service du Burkina Faso. Présidée par le gouverneur de la région, Siaka Barro, cette initiative vise à renforcer la prévention et à contribuer à l’élimination des infections au sein des jeunes éléments des corps constitués.

Prévu du 17 au 20 février 2026, l’atelier réunit 200 jeunes militaires et paramilitaires, considérés comme une cible stratégique. Selon les organisateurs, une partie de ces agents dispose encore de connaissances limitées sur les modes de transmission des infections. « La région accueille de nombreuses unités des FDS, majoritairement jeunes. Il est donc nécessaire d’organiser cette formation afin de leur permettre de maîtriser les modes de transmission et d’adopter un comportement sexuel responsable », a expliqué le président du comité régional de lutte contre le VHI/SIDA, Siaka Barro.
Des échanges interactifs
Durant quatre jours, les participants vont bénéficier de communications interactives et de partages d’expériences portant notamment sur les différents types d’IST et leurs manifestations cliniques, les modes de transmission du VIH et des IST, la conduite à tenir en cas d’infection et les conséquences des pathologies mal traitées, les moyens de prévention et l’importance du dépistage volontaire.
Selon le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST, Hien T. Jean Baptiste, l’objectif est de faire des FDS de véritables relais communautaires. « Nous espérons que ceux qui seront outillés pourront partager les connaissances acquises avec leurs collègues n’ayant pas pu bénéficier de cette formation », a-t-il souhaité.

Un impératif de santé pour la défense nationale
Dans son allocution d’ouverture, le gouverneur a rappelé que la mobilité professionnelle et les contraintes opérationnelles sont des facteurs pouvant accroître la vulnérabilité face aux IST. Il a donc exhorté les participants à devenir des ambassadeurs du changement de comportement. « Nous sommes en guerre et nous avons besoin de forces combattantes en bonne santé pour mener ce combat sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso », a-t-il martelé.

En renforçant les capacités de ce maillon essentiel de la nation, le SP/CNLS-IST entend réduire drastiquement les nouvelles infections. Cette session marque une étape clé dans la stratégie régionale de lutte contre le VIH/SIDA, en misant sur la vigueur et l’engagement de la jeunesse en uniforme.
Wonomana DA











