Le ministère en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a ouvert, ce mercredi 3 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, une session de formation destinée aux journalistes et communicateurs des régions du Grand Ouest du Burkina Faso. Prévue jusqu’au 6 juin, cette initiative portée également par la direction générale de la communication et des médias vise à renforcer les capacités des professionnels de l’information face aux défis liés à la circulation rapide des contenus, notamment sur les réseaux sociaux et les médias numériques.

Dans un contexte marqué par la multiplication des sources d’information et la prolifération des fausses nouvelles, le département ministériel entend doter les acteurs des médias des compétences nécessaires pour produire et diffuser une information crédible, vérifiée et responsable.
Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bakary Koné a souligné que cette formation s’adresse aussi bien aux journalistes qu’aux communicateurs.
Selon lui, l’évolution du paysage médiatique impose une adaptation constante des pratiques professionnelles afin de garantir au public un accès à une information fiable. « Nous sommes dans une période où les informations circulent à grande vitesse, notamment sur les réseaux sociaux, les médias en ligne et même parfois dans les supports imprimés. Il est donc important que le ministère puisse accompagner et encadrer les journalistes afin qu’ils disposent des outils nécessaires pour exercer leur métier avec professionnalisme », a-t-il expliqué.

Pour le représentant du ministre, certaines erreurs observées dans le traitement de l’information résultent parfois d’une méconnaissance des règles professionnelles.
Face à cette réalité, le ministère estime nécessaire de renforcer les connaissances des acteurs de la communication afin qu’ils puissent s’appuyer davantage sur des informations vérifiées et des sources crédibles. « Le ministère veut donner les rudiments nécessaires à l’ensemble des professionnels pour qu’ils puissent désormais traiter des informations vérifiées, crédibles et fiables », a indiqué Bakary Koné.
Au-delà du renforcement des capacités techniques, cette session de formation se veut également une contribution à l’effort national de cohésion et de résilience.
Dans un Burkina Faso confronté à d’importants défis sécuritaires et humanitaires, les organisateurs estiment que la qualité de l’information joue un rôle essentiel dans la consolidation de la paix et du vivre-ensemble.

Pour Bakary Koné, la diffusion d’une information responsable constitue une forme de participation citoyenne au développement du pays. « La bonne communication, la saine communication mise à la disposition du consommateur, qui est le public, nos auditeurs, nos téléspectateurs et nos lecteurs, participe d’une manière ou d’une autre à la construction de notre pays », a-t-il affirmé.
Cette formation constitue une première initiative du genre en 2026 portée par le ministère au profit des professionnels des médias du Grand Ouest. Pendant quatre jours, les participants échangeront autour des bonnes pratiques journalistiques, de la vérification des faits, de l’éthique professionnelle ainsi que des enjeux liés à la communication dans un environnement numérique en constante mutation.
À travers cette démarche, le ministère ambitionne de promouvoir un journalisme davantage fondé sur la rigueur, la responsabilité et la recherche permanente de la vérité au service des populations burkinabè.
Bicaba Antoine











