Le Réseau national de lutte contre la corruption (RENLAC), à travers son Comité régional anti-corruption du Sud-Ouest (CRAC-SO), a organisé les 5 et 6 novembre 2025, à Gaoua un atelier de sensibilisation à l’intention des acteurs du transport routier. L’activité visait à identifier les pratiques de corruption dans le secteur et à proposer des pistes de solutions pour y remédier.

Face à la recrudescence des actes de corruption dans le transport et la sécurité routière, le réseau de lutte contre la corruption (RENLAC) a réuni les acteurs de ce secteur notamment les transporteurs, chauffeurs, les forces de défenses et de sécurité, etc. pour une activité de sensibilisation autour du thème : « Corruption sur les axes routiers et à la DGTTM : Quelles réalités ? Quels remèdes ? ».
Deux communications ont marqué les travaux. La première, animée par Aubin Konaté et Amadou Sangaré, a présenté l’expérience du RENLAC dans la lutte contre la corruption au sein des services des transports et de la sécurité. La seconde, assurée par Tahirou Zan, substitut du procureur près le Tribunal de grande instance de Gaoua, a porté sur le dispositif juridique et institutionnel de la lutte anti-corruption au Burkina Faso. « Depuis un certain temps, nous recevons des dénonciations en lien avec la corruption sur les axes routiers. Les derniers rapports que nous avons édités citent ces services comme les plus corrompus de la perception des citoyens. Au regard de cette perception nous avons jugé nécessaire d’apporter notre contribution à travers cette activité de sensibilisation et de formation », a expliqué Amadou Sangaré, animateur régional du RENLAC dans la région du Djôrô.

Amadou Sangaré a ajouté que l’objectif final est de dégager des perspectives concrètes et de produire un document de référence pour orienter les politiques publiques en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption dans le secteur des transports.
Les participants ont salué cette initiative du RENLAC. « Les échanges m’ont permis d’approfondir mes connaissances sur les contraventions à payer en cas d’infraction. Je remercie le RENLAC pour cette initiative » a témoigné Dah Korse, conducteur de tricycle.

Da Clément, conducteur de tricycle partage le même avis. « On attendait ce genre de séance depuis un moment parce qu’on traverse des difficultés sur la route. Mais en cas de difficultés, nous ne savons pas vers qui nous tourner pour dénoncer les cas de corruption. Nous souhaitons que ce genre d’initiative se multiplie. »
Clôturant les travaux, Amadou Sangaré a exhorté les acteurs à une mobilisions en vue de venir à bout cette pratique à la peau dure.
Antoine BICABA







