Cinq Centres de Développement pour Enfants et Jeunes (CDEJ) de la commune de Gaoua notamment les CDEJ BF0334, CDEJ BF0410, CDEJ BF0960, CDEJ BF0965, CDEJ BF1232 ont célébré, en différé, la Journée de l’enfant africain ce mardi 30 juin 2026 à l’église des Assemblées de Dieu Temple Sinaï. Placée sous le thème « Accès équitable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène : un droit fondamental pour chaque enfant », cette commémoration a permis de sensibiliser les communautés sur les droits de l’enfant, tout en mettant en lumière les actions menées en faveur du développement holistique des enfants grâce au partenariat entre les églises locales et Compassion International Burkina Faso.

Instituée en mémoire des enfants de Soweto, en Afrique du Sud, qui se sont soulevés le 16 juin 1976 pour défendre leur droit à une éducation de qualité, la Journée de l’enfant africain est célébrée chaque 16 juin de l’année afin de rappeler la nécessité de protéger et de promouvoir les droits des enfants sur le continent.
À Gaoua, cette célébration a réuni les responsables des cinq CDEJ, les autorités administratives, les responsables religieux, ainsi qu’une centaine d’enfants autour d’un même objectif, celui de renforcer l’engagement de tous en faveur du bien-être de l’enfant.
Au cours de la cérémonie, Amos Kaboré, Facilitateur de partenariat a retracé l’histoire de la Journée de l’enfant africain en revenant sur les événements tragiques de Soweto. Il a également animé une communication sur le thème de l’année en lien avec les droits fondamentaux des enfants, invitant les parents et les communautés à mieux les connaître afin de mieux les protéger. « L’objectif de cette journée est de travailler à sensibiliser les parents et les enfants sur les questions de l’accès à l’eau potable et surtout pour les questions de santé et d’hygiène. Et aussi avec les autorités nous faisons des plaidoyers et en amont de cette journée, il y a eu des journées pour demander leur accompagnement afin que nous puissions atteindre cet objectif », a-t-il indiqué.

Prenant la parole au nom des églises partenaires, le pasteur Albert Palenfo a salué l’accompagnement de Compassion International Burkina Faso, qu’il considère comme un partenaire essentiel dans la mise en œuvre des projets destinés aux enfants.
Selon lui, cet accompagnement est aussi bien technique que financier et couvre plusieurs domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, l’hygiène, le développement cognitif et la protection de l’enfant. « Nous voulons vraiment saluer cette collaboration et faire le vœu qu’elle se poursuive afin qu’ensemble nous puissions assurer l’éducation de nos enfants », a-t-il déclaré.

S’appuyant sur un proverbe africain, il a rappelé que « pour éduquer un enfant, il faut tout un village », estimant que seule une synergie entre les autorités administratives, religieuses, coutumières, les parents et les partenaires permettra de former des citoyens capables de relever les défis futurs et deviennent de grands bâtisseurs du Burkina Faso
Représentant le Directeur provincial de l’Education Préscolaire, Primaire et Non Formelle, Dabiré Sobaon, chef du service des études et de la planification, a salué les nombreuses actions réalisées par Compassion International en faveur des enfants.

Il a toutefois estimé que ces interventions restent insuffisamment connues au niveau des services de l’État. « Nous avons été agréablement surpris de découvrir l’ampleur des réalisations de Compassion International. Nous encourageons l’organisation à partager régulièrement ces informations afin que nous puissions mieux capitaliser les efforts consentis par les partenaires », a-t-il déclaré.
La cérémonie a servi également de tribune pour présenter les principales réalisations des cinq CDEJ au profit des enfants accompagnés. Les interventions portent notamment sur la protection de l’enfant et l’amélioration du cadre de vie à travers la distribution de vêtements, l’organisation de la Journée de l’enfant africain et l’appui aux familles vulnérables.
Sur le plan du développement spirituel, les centres organisent régulièrement des camps bibliques, des enseignements et des distributions de Bibles. Les enfants bénéficient également d’un accompagnement dans les domaines de la santé, de l’hygiène et de la nutrition grâce à des visites médicales, des campagnes de prévention, des cantines scolaires ainsi qu’à la distribution de kits d’hygiène.
L’éducation reste également une priorité avec la prise en charge de la scolarité, la fourniture de matériels scolaires et l’apprentissage de métiers. Les infrastructures connaissent aussi des améliorations, notamment avec la transition vers l’énergie solaire ainsi que la construction de salles et d’aires de jeux.

Compassion International met en avant ses investissements dans le Djôrô
Présente au Burkina Faso depuis 2004 et à Gaoua depuis plus de onze ans, Compassion International travaille aujourd’hui avec 28 églises partenaires réparties dans les provinces du Poni, du Noumbiel et de la Bougouriba pour accompagner le développement holistique des enfants et de leurs familles.
En lien avec le thème de cette édition, Amos Kaboré a cité plusieurs réalisations, notamment l’implantation de six forages à motricité solaire dans les provinces du Poni et du Noumbiel, représentant un investissement de plus de 15 millions de francs CFA par forage, afin d’assurer un accès durable à l’eau potable.
Il a également évoqué la construction en cours de plus de cinq blocs de latrines modernes, d’un coût supérieur à cinq millions de francs CFA chacun, destinés à offrir un environnement d’apprentissage plus sain et à préserver la dignité des enfants. « La protection de l’enfant reste un chantier permanent », a-t-il affirmé, avant de renouveler l’engagement de Compassion International à poursuivre son accompagnement aux côtés des communautés locales.
Au terme de cette célébration, les organisateurs ont lancé un appel à l’ensemble des acteurs à savoir autorités, partenaires techniques et financiers, responsables religieux, parents et communautés afin qu’ils poursuivent leurs efforts pour garantir à chaque enfant un accès effectif à l’eau potable, à l’assainissement, à l’hygiène, à l’éducation et à la protection, conformément aux droits fondamentaux de l’enfant.
Antoine BICABA











