Gaoua : le Festival Cinéma Solidaire referme sa première édition avec le film « Yikian »

La toute première édition du Festival Cinéma Solidaire a baissé ses projecteurs le dimanche 30 novembre 2025 à Gaoua, devant une foule de cinéphiles restée mobilisée jusqu’à la dernière séance. Pendant quatre jours placés sous le signe de la résilience et de l’unité, l’événement a démontré, une fois de plus, la puissance du 7ᵉ art comme outil de transformation sociale.

Durant 96 heures, le public de Gaoua a découvert une programmation riche et engagée, mettant en lumière des réalités vécues dans le pays des Hommes intègres. Plusieurs œuvres majeures du cinéma burkinabè ont été projetées : Katanga de Dani Kouyaté, Étalon d’or de Yennenga ; Le Sermon des prophètes de Seydou Boundaone ; Yikian de Alidou Badini, entre autres. Qualifiés de « films éducatifs » par les organisateurs, ces longs-métrages ont invité les populations à la résilience et à la solidarité face aux défis actuels.
En marge des projections, des ciné-débats ainsi que des formations en écriture de scénario et en cadrage ont été offertes aux participants.

Lors de la cérémonie de clôture, la promotrice du festival, Albertine Dah, s’est réjouie du succès de cette première édition :« Je suis fière de ce que nous avons accompli ensemble. Grâce à vous, nous avons pu mettre en lumière la créativité de nos jeunes talents, la résilience de nos communautés et la force de la solidarité qui nous unit », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé la vocation double du festival : « Le festival a été bien plus qu’une série de projections. Il a été un espace de partage, de réflexion et de rencontre, permettant à chacun de se reconnecter à la richesse de notre culture. C’est un véritable outil de transformation sociale », a-t-elle insisté.

Les autorités régionales ont salué cette initiative. Représentant le gouverneur de la région du Djôrô, Yacouba Lengané a félicité le comité d’organisation pour le pari réussi :« Ce festival a démontré que le cinéma est un outil de résilience. Les projections, les ateliers et les échanges ont permis de mettre en lumière les réalités que vivent nos communautés, de sensibiliser, et de promouvoir des valeurs universelles telles que la tolérance et la solidarité », a-t-il affirmé.

Fidèle à son esprit solidaire, le festival reversera une partie des ressources générées au profit des personnes déplacées internes et du Fasô Mêbo dans la région, concrétisant ainsi son engagement social. Avant de refermer la première édition, Albertine Dah a donné rendez-vous aux populations pour la prochaine, promettant davantage de films et d’activités pour continuer à célébrer le cinéma dans un esprit de solidarité dans la région du Djôrô.

Antoine BICABA

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