La région du Djôrô a vécu une soirée placée sous le signe de la musique, le lundi 27 juillet 2026, à l’occasion de la manche éliminatoire de Faso Academy 2026. Organisée dans la salle de conférence de l’École des cadres moyens en travail social, cette étape a permis à trois candidats, de défendre les couleurs de la région dans cette compétition nationale de détection de talents. Au terme d’une soirée riche en talents, c’est Yehoun Déo Gracias qui a décroché la première place.

Devant une salle acquise à la cause de la musique burkinabè, les trois concurrents ont démontré leur savoir-faire vocal et leur maîtrise de la scène. La compétition s’est ouverte avec l’interprétation obligatoire de « Amour bizarre », un titre de l’artiste Eldji, exécuté par l’ensemble des candidats.
Pour la seconde prestation, les deux candidats masculins ont interprété « Marietta » d’Alif Naaba, tandis que la seule candidate en lice a séduit le public avec « Jour d’espérance » de Basira, une interprétation saluée pour sa puissance et sa sensibilité.
Après les délibérations du jury, Yehoun Déo Gracias s’est classée première avec une moyenne de 16,16/20. Elle est suivie de Sandwidi Kiswendsida Marc, avec 16/20, tandis que Somé Daniel complète le podium avec une moyenne de 15,50/20.
Très émue après sa victoire, la lauréate a rendu hommage à ses concurrents tout en expliquant ce qui, selon elle, a fait la différence. « Je ne dirais pas que je suis meilleure que les autres, mais ce qui m’a démarquée ce soir, c’est ma puissance vocale, ma maîtrise du texte et tout le reste. Je rends grâce à Dieu pour cela. Les autres talents sont également très forts et je sais que pour les huitièmes de finale, nous donnerons le meilleur de nous-mêmes », a déclaré Yehoun Déo Gracias.

Au terme des prestations, le premier vice-président, Akpièrtiza Dabiré, représentant du gouverneur de la région, a souligné l’excellent niveau de la compétition et mis en avant la richesse du vivier artistique de la région du Djôrô.
Selon lui, les trois candidats ont livré des prestations de grande qualité, au point de rendre la tâche du jury particulièrement difficile. Il estime que Faso Academy constitue un véritable tremplin pour les jeunes artistes et que cette édition a démontré que la région regorge de talents capables de rivaliser bien au-delà des frontières nationales.
Le représentant du gouverneur a également mis en avant la portée de cette initiative dans le contexte actuel du Burkina Faso. Pour lui, la tenue de cette compétition, sécurisée par les Forces de défense et de sécurité (FDS), est un symbole de résilience culturelle. « C’est une émission résiliente. Malgré les difficultés, elle s’est déroulée jusqu’à son terme dans une ambiance festive. La culture rassemble et redonne espoir. J’invite les partenaires à accompagner Faso Academy afin que cette émission puisse se poursuivre et continuer à révéler les talents de notre pays », a-t-il plaidé.

Au-delà du classement, cette manche éliminatoire a confirmé l’engouement du public du Djôrô pour la musique et la vitalité de sa jeune scène artistique. Les trois candidats ont su convaincre par leurs prestations, laissant entrevoir de belles perspectives pour la suite de la compétition.
Après cette étape réussie à Gaoua, la caravane de Faso Academy 2026 met désormais le cap sur Banfora, où se poursuivront les éliminatoires régionales à la recherche des futures voix de la musique burkinabè.
Antoine BICABA






