À Dissihn, la communauté musulmane a organisé, ce vendredi 13 mars 2026, une rupture collective de jeûne en présence des autres confessions religieuses de la localité.
L’initiative vise à promouvoir la cohésion sociale, la tolérance religieuse et le vivre-ensemble, selon le président de la communauté musulmane de Dissihn, Harouna Zabda. « Cette activité a pour objectif de renforcer l’unité entre les fils et filles de Dissihn », a-t-il expliqué.
Du côté de la communauté chrétienne, ce geste est perçu comme un symbole fort de fraternité. Pour l’abbé Samson Kpoda, curé de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Dissihn, la religion ne doit pas être un facteur de division. « Elle doit plutôt rapprocher les hommes », a-t-il souligné.
Les autorités locales ont également salué l’initiative, qu’elles considèrent comme une contribution à la consolidation de la cohésion sociale. « La paix commence d’abord par l’entente entre les communautés », a indiqué le préfet et président de la délégation spéciale de Dissihn, Benjamin Nana.
À travers cette rupture collective de jeûne, les différentes communautés religieuses de la localité ont ainsi réaffirmé leur attachement aux valeurs de solidarité et de fraternité. Une démarche qui illustre la possibilité de bâtir la paix et le développement dans le respect des différences.
La rédaction











