La ville de Gaoua a accueilli, les 6 et 7 juillet 2026, les travaux de finalisation du plan d’action du cadre de concertation transfrontalier entre les régions frontalières du Burkina Faso et de la République du Ghana. Cette rencontre de deux jours, présidée par le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a réuni des gouverneurs des régions frontalières burkinabè, des ministres régionaux ghanéens, des chefs coutumiers ainsi que des représentants de plusieurs institutions des deux pays.

Cette session s’inscrit dans le prolongement de la rencontre tenue à Pô du 18 au 21 juin dernier, au cours de laquelle les deux parties avaient signé la convention instituant le cadre de concertation transfrontalier. Faute de temps, le plan d’action destiné à opérationnaliser cette convention n’avait toutefois pas pu être finalisé.
Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Siaka Barro a salué la forte mobilisation des délégations burkinabè et ghanéenne, soulignant que les espaces frontaliers constituent des lieux de vie, d’échanges et d’opportunités, mais demeurent confrontés à des défis communs tels que la sécurité, la mobilité, la transhumance, la gestion des ressources naturelles et le développement local. Il a exprimé le souhait que les travaux aboutissent à un document « réaliste et opérationnel », capable de traduire les engagements des deux États en actions concrètes au profit des populations.
En marge de la cérémonie, le gouverneur a indiqué que le projet de plan d’action, élaboré par les techniciens, devait être enrichi par les contributions des différentes parties prenantes afin d’aboutir à un document consensuel. Selon lui, cette démarche permettra de faciliter sa mise en œuvre et de renforcer durablement la paix, la sécurité, la cohésion sociale ainsi que les conditions de vie des populations vivant de part et d’autre de la frontière.

La délégation ghanéenne, conduite par le ministre régional de l’Upper East, Donatus Atanga, a réaffirmé son engagement en faveur de cette dynamique de coopération. Le responsable ghanéen a expliqué que les consultations menées après la rencontre de Pô ont permis d’améliorer le projet de document afin qu’il soit adapté aux réalités du terrain. Il a insisté sur les nombreux liens historiques, culturels et linguistiques qui unissent les communautés des deux pays, rappelant que les frontières héritées de la colonisation ne remettent pas en cause cette fraternité.

Au terme des deux jours de travaux, les participants ambitionnent d’adopter un plan d’action consensuel, appelé à servir de feuille de route pour renforcer la coopération transfrontalière, promouvoir le commerce, faciliter le travail des services de sécurité et consolider la paix ainsi que le développement partagé entre le Burkina Faso et le Ghana.
Somé Sansan ✍️











