La Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) a animé, le lundi 17 novembre 2025, une conférence régionale à Gaoua. Conduite par son président, Bassolma Bazié, cette rencontre visait à renforcer l’enracinement de la Confédération des États du Sahel (AES) et à faciliter l’appropriation de la vision portée par les chefs d’États membres.

Après l’étape de Ouahigouya, Bassolma Bazié et sa délégation ont posé leur valise à Gaoua, chef-lieu de la région du Djôrô, dans le cadre de la tournée nationale de sensibilisation sur les objectifs de l’AES. L’initiative, selon ses promoteurs, doit contribuer à l’éveil des populations de l’espace communautaire et à éclairer les décisions prises par les autorités.
Dans son allocution, le président de la CN-CES a rappelé plusieurs réalités historiques vécues par l’Afrique et ses peuples notamment le code noir ; les indépendances formelles accordées aux pays africains, l’exploitation des richesses de l’Afrique, etc. Il a ensuite expliqué les motivations ayant conduit à la création de la Confédération et partagé la vision commune des trois chefs d’États de l’AES, centrée sur la récupération de la souveraineté populaire. « Nous sommes ici pour l’une des huit missions assignées par décret à la Commission nationale. Elle nous engage à rencontrer les forces vives du pays pour expliquer nos missions, les décisions des chefs d’État, rappeler l’histoire et le sens de la lutte de souveraineté en cours afin que les populations puissent véritablement se l’approprier », a-t-il indiqué.
Pendant près de quatre heures, l’orateur a présenté les fondements et le fonctionnement de la Confédération, face à une population venue nombreuse échanger avec ses dirigeants. « Je salue les participants pour leurs contributions franches et les propositions formulées. Elles seront transmises à qui de droit afin d’améliorer qualitativement la mission qui nous a été confiée », a souligné Bassolma Bazié.

Il a précisé par ailleurs que « l’AES n’est contre aucun pays, il se bat pour sa souveraineté et dans cette lutte, il y a des sacrifices à consentir et nous allons les assumer. Mais nous n’allons pas aboutir s’il n’y a pas l’unité du peuple. »
Pour le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, la conférence est opportune. « Elle a permis aux forces vives d’en apprendre davantage sur l’histoire du Burkina Faso, sur les idéaux de la Révolution progressiste et populaire, et sur la vision des trois chefs d’État de l’AES », a-t-il salué, avant d’appeler les populations à « accompagner les plus hautes autorités dans leur vision pour atteindre les objectifs fixés ».
Du côté de la Coordination Nationale des Associations de la Veille Citoyenne (CNAVC), la rencontre représente un cadre essentiel pour mieux cerner les ambitions de l’alliance. « L’objectif pour nous est d’accompagner la vision des trois chefs d’État. En tant que responsables d’une structure d’accompagnement, nous devons mieux appréhender cette vision afin de la relayer autour de nous », a confié Barniyin Youl, responsable communal de la CNAVC.

Portée par des messages axés sur la souveraineté, la dignité et un développement partagé, la rencontre de Gaoua a contribué à renforcer l’adhésion des populations du Sahel autour du projet des trois Etats de l’Alliance des Etats du Sahel.
Antoine BICABA







