Les élèves de Gaoua ont eu l’opportunité de plonger dans l’univers de la culture du rameau Lobi, au Musée des Civilisations du Sud-Ouest le mercredi 29 octobre. Cette initiative, portée par la Direction Générale de la Culture et des Arts en collaboration avec le musée, vise à transmettre les valeurs fondamentales du rameau Lobi aux jeunes générations, tout en nourrissant en eux un véritable amour pour cette culture ancestrale.

Des centaines d’élèves issus de diverses écoles de la ville ont été accueillis au musée, où ils ont pu découvrir la richesse de la culture des sept peuples constituant le rameau Lobi. Selon les initiateurs de l’événement, le musée représente un espace où l’homme peut se ressourcer pour mieux perfectionner son bien-être. « L’objectif de cette mission est de ramener les enfants à connaitre les valeurs qui ont guidées les pas des anciens et qui doivent nous accompagner dans la dynamique de la cohésion sociale parce qu’on a remarqué que l’effritement des valeurs sociales est en vogue. On invite les responsables des musées à multiplier de telles actions pour mobiliser beaucoup de personnes autour des musées. Le musée est par excellence le lieu où on découvre qui on est, qui on a été et qui on devra être », a expliqué Amidou Zié, conseiller des affaires culturelles et chef de la promotion des musées à la Direction Générale de la Culture et des Arts.
De son côté, Sy Christian Innocent Ouattara, Directeur de cabinet du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a salué l’initiative ainsi que l’enthousiasme des jeunes face à ces trésors culturels. « Nous avons été épatés. Nous nous sommes retrouvés au tréfond de nos cultures. Nous avons vu que nous pouvons nous baser sur nos cultures pour régler certains problèmes. Nous avons vu la solidarité, la médecine traditionnelle et beaucoup de valeurs sur lesquelles nous pouvons nous fonder pour notre monde d’aujourd’hui. Cette visite nous a beaucoup appris et nous montre que nous devons nous fonder sur notre culture pour voir l’avenir. Nous sommes épatés de voir l’enthousiasme des enfants autour de leur culture et tradition. Si nos enfants s’y intéresse, c’est parce que c’est quelque chose d’important. Chacun doit contribuer à promouvoir le musée pour le bonheur de ces touts petits que nous voyons tout heureux et tout épanoui », a-t-il souligné.

Les responsables du musée ont également profité de l’occasion pour soulever certains défis auxquels ils sont confrontés dans la gestion de l’établissement. « « C’est un bâtiment qui n’est pas adapté pour le musée. Cela rend l’entretien difficile. J’invite les populations à venir découvrir les valeurs ancestrales dont regorge le musée », a lancé le conservateur du musée.
Le directeur de cabinet du Ministère en charge de la culture a, pour sa part, souligné la nécessité d’une mobilisation collective pour résoudre ces problématiques. « Nous vivons une époque de changement. Les Burkinabè sont conscients que la gouvernance a évolué, et il est temps que les ressortissants se concertent pour apporter leur contribution, notamment pour améliorer les infrastructures du musée », a-t-il proposé.
Cette visite a permis aux élèves de mieux appréhender les savoir-faire et les savoir-être ancestraux qui les guideront sur le chemin de la citoyenneté responsable et du développement endogène. Pour les enseignants présents, il s’agit d’une étape importante dans la formation des futurs citoyens modèles de la nation.
Antoine BICABA







