Centre Universitaire de Gaoua : des professionnels de santé et enseignants-chercheurs formés à l’analyse spatiale des maladies à transmission vectorielles en Afrique avec le logiciel QGIS

Le Centre Universitaire de Gaoua abrite du 23 au 27 Juin 2025 une session de formation en analyse spatiale des maladies à transmission vectorielle. Cet atelier destiné aux professionnels de la santé de la région du Sud-Ouest et aux enseignants du Centre Universitaire de Gaoua, vise à renforcer les capacités d’analyse et de cartographie épidémiologique grâce à QGIS, un Système d’Informations Géographiques (SIG) gratuit et en accès libre. Une trentaine de participants venus des différentes localités de la région prennent part à cette session sous la houlette de docteur Noël Gansaonré, Directeur Régional de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation.

 

Dans un contexte marqué par la recrudescence des maladies à transmission vectorielle comme paludisme, la dengue, la fièvre jaune, les enseignants-chercheurs  et des professionnels de la santé ainsi que des étudiants vont bénéficier d’une formation intense en analyse spatiale grâce au logiciel libre QGIS. Cette formation entrant dans le cadre des activités du Centre d’Excellence Africain en Innovations Biotechnologiques pour l’Elimination des Maladies à Transmission Vectorielle (CEA/ITECH-MTV) fait partie des principales missions des universités à savoir la formation continue des acteurs à tous les niveaux. Elle est motivée par un certain nombre de raisons. « Les motivations sont de deux sources. La première, c’est une formation qui a lieu à l’issu d’un appel à candidature pour formuler des thèmes de formation à l’endroit des différents acteurs du développement au Burkina Faso. La deuxième, c’est la volonté des acteurs du Centre Universitaire de Gaoua de vouloir contribuer d’une manière ou d’une autre au processus de développement de la région du Sud-Ouest en particulier et du Burkina Faso en général », a expliqué docteur Noël Gansaonré.

Pour pouvoir donner à tous les participants les capacités nécessaires d’analyse spatiale des maladies vectorielles à partir d’un certain nombre d’outils, 40 heures sont dégagées pour cette formation qui va se dérouler selon une approche pédagogique mixte prenant en compte la théorie et la pratique. Elle s’articule autour de cinq modules majeurs à savoir l’introduction à la géographie de la santé et aux maladies vectorielles,  l’introduction au SIG et prise en main de QGIS, du traitement des données spatiales dans QGIS appliqué à la santé, la collecte de données GPS et intégration dans  QGIS et en fin, un atelier pratique de projet SIG suivi d’une évaluation.

Une formation attendue depuis fort longtemps

Sami Momo, est participant et ingénieur en sciences infirmières obstétricales et responsable du centre d’information sanitaire et de la surveillance épidémiologique  dans le district sanitaire de Batié qui a bondi sur l’occasion. « C’est une formation que j’attendais depuis longtemps. Moi-même j’avais prévu cette année de m’inscrire dans un centre privé pour cette formation. Quand j’ai vu les TDR, tout de suite, j’ai dit voilà ce que j’attendais », a-t-il déclaré.

Cette formation va avoir sans aucun doute des impacts positifs sur la carrière professionnelle des participants en ce sens qu’elle va leur permettre d’améliorer la présentation des données qu’ils auront à analyser ainsi que les prises de décisions suivant le Système d’information Géographique.

Pour l’atteinte des objectifs, les autorités du Centre Universitaire de Gaoua nourrissent de grands rêves. « Nous ambitionnons de faire du Centre Universitaire de Gaoua non seulement un pôle de formation des étudiants mais, également  un pôle de renforcement des capacités des acteurs du monde professionnel. Nous voudrons  que la population sache qu’elle a une référence en matière de certaines compétences booster leurs activités quotidiennes », a clarifié Dr. Gaston Tobdem Dabiré, Chargé d’Etude au Centre Universitaire de Gaoua.

Les initiateurs appellent les participants à une participation active et une appropriation de ces nouvelles connaissances car elles vont leur ouvrir de nouvelles perspectives pour une approche scientifique, territorialisée et anticipative de la santé publique dans la région du Sud-Ouest  et au-delà.

Par Wonomana Da

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