Ce mardi 06 janvier ne sera pas un mardi comme les autres dans l’histoire du football burkinabè. Tous attendent le coup d’envoi du grand derby ouest-africain entre les Étalons du Burkina Faso et les Éléphants de la Côte d’Ivoire à 19h, heure GMT. Si Abidjan affiche sa confiance, à Gaoua, plongé dans une psychose de victoire, le peuple a déjà sifflé la fin de la récréation.

Cette affiche tant attendue par les populations gaoualaises est enfin une actualité. En effet, les sentiments se présentent comme une véritable poudrière depuis la matinée de ce grand jour. Dans les artères, les couleurs nationales sont bien plus que visibles sur les devantures des boutiques et magasins comme sur les motos et les vélos. Les vuvuzelas résonnent et tonnent. « C’est plus qu’un match de football », lance Koumporossina Da, fervent supporter des Étalons. Pour ce connaisseur, la dimension psychologique l’emporte sur la tactique. Malgré la pression colossale, l’issue ne fait aucun doute.
La certitude du « 2-1 », le score de la délivrance
Pour Ouédraogo Boureima, supporter, l’effectif actuel des Étalons est le ciment d’une victoire inéluctable. Son verdict est sans appel : un « 2-1 » pour renverser la tendance historique. Amidou, Sawadogo, un autre supporter, confirme cette tendance de 2 buts à 1 en faveur du Burkina Faso.

Si certains voient un match serré, d’autres prédisent une victoire nette. Kambou René, l’un des supporters, affiche une sérénité absolue. « Le match sera intense mais le Burkina Faso va gagner. Si on n’a rien fait, c’est 2 buts à 0 », a-t-il lancé avec conviction.
Cette soif de victoire trouve écho chez Juliette Da. Pour elle, l’émotion est à son comble mais le pragmatisme demeure. Elle attend un « 2 buts à 0 » net et sans bavure pour l’honneur des Étalons.

Pour Osée Kambou, les chances de se qualifier pour les quarts de finale sont à parts égales pour les deux équipes. Mais, pour lui, « si les Étalons font preuve de patriotisme et entrent dans le match comme des VDP au front, ils feront la différence ». Comme lui, Abdias Farma lance un appel fort aux Onze national : « Que nos Étalons restent concentrés et ne se laissent pas impressionner par les noms ou le palmarès. Ils en sont capables. »
Au-delà des chiffres, c’est une atmosphère de « guerre sainte » sportive qui se dessine. Les supporters burkinabè, conscients de la « chaleur » que va dégager cette rencontre, refusent de laisser la place au débat.
Wonomana DA











