Réunis en assemblée générale ce samedi 11 juillet 2026 dans la salle de conférence du Centre hospitalier régional (CHR) de Gaoua, les membres du Conseil régional de l’Ordre des sage-femmes et maïeuticiens du Djôrô ont passé en revue les activités du premier semestre 2026. Au-delà du bilan moral, technique et financier, les professionnels de la santé maternelle ont réaffirmé leur engagement à renforcer la qualité des soins tout en appelant à une meilleure sécurisation juridique de leurs responsabilités.

Placée sous le signe de la capitalisation des acquis, cette assemblée générale a réuni les sages-femmes et maïeuticiens de la région autour d’un double objectif d’évaluer les actions menées durant le premier semestre de l’année et définir les priorités pour les six prochains mois. Pour le président du Conseil régional de l’Ordre des sage-femmes et maïeuticiens du Djôrô, René Poda, cette rencontre constitue un exercice de redevabilité et d’orientation. « Il s’agit d’un bilan semestriel qui couvre le premier semestre 2026. Cette rencontre nous permet d’apprécier les acquis, d’identifier les défis et de nous projeter vers le second semestre afin d’obtenir des résultats encore plus satisfaisants », a-t-il expliqué.

Le thème retenu cette année, « Sages-femmes et maïeuticiens engagés pour une santé maternelle résiliente : défis et innovations et perspectives », traduit, selon lui, les nombreuses exigences auxquelles les professionnels sont confrontés au quotidien, tant de la part des patientes que du système de santé.

Parmi les principales avancées enregistrées au cours du premier semestre figure la mise en place d’une cartographie numérique des sages-femmes et maïeuticiens de la région. Selon Poda René, cette innovation permettra de disposer de données fiables sur la répartition des professionnels afin d’améliorer la planification des ressources humaines et de prendre des décisions adaptées aux besoins des populations.
Au cœur des échanges figurait également la protection juridique des responsables de maternité. Le président du Conseil régional a plaidé pour l’adoption d’une note administrative officialisant la nomination des sages-femmes et maïeuticiens responsables de maternité.
Selon lui, de nombreux responsables exercent actuellement leurs fonctions sur la base de désignations verbales, sans document administratif attestant officiellement de leurs responsabilités. « Ce n’est ni une revendication ni une opposition à qui que ce soit. Nous souhaitons simplement que les responsables de maternité soient officiellement nommés afin que leurs responsabilités soient mieux protégées sur le plan administratif et juridique », a-t-il insisté.
Présent à l’ouverture des travaux, le Directeur régional de la Santé du Djôrô, Bakary Traoré, patron de la cérémonie, a salué la forte mobilisation des participants ainsi que leur contribution à l’amélioration de la santé maternelle et infantile. Il a rappelé que les sages-femmes et maïeuticiens occupent une place stratégique dans le système de santé, notamment à travers les consultations prénatales, l’assistance aux accouchements et le suivi des nouveau-nés.
Selon lui, leur engagement contribue directement à la réduction de la mortalité maternelle et périnatale dans la région. Il les a encouragés à poursuivre leurs efforts afin de diminuer davantage les décès évitables. « Nous apprécions leur dévouement, leur disponibilité à la contribution à la réduction de la mortalité maternelle et périnatale dans la région. Nous les encourageons à donner le meilleur d’eux-mêmes pour que les cas de décès évitables qu’on enregistre ne soient plus enregistrés dans la région », a-t-il exhorté.

En marge de cette assemblée générale, deux agents ont reçu des attestations de reconnaissance décernées par l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens. Ces distinctions récompensent leur engagement professionnel ainsi que leur contribution au renforcement de la qualité des services de santé maternelle dans la région.

À travers cette assemblée générale, l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens du Djôrô entend ainsi consolider ses acquis, renforcer la cohésion entre ses membres et poursuivre son plaidoyer en faveur d’un meilleur encadrement administratif de la profession, au service d’une prise en charge toujours plus sûre des mères et des nouveau-nés.
Antoine Bicaba











