Nommé Directeur général adjoint des impôts le 19 mars 2026, Mayel Dabiré incarne une ascension interne bâtie sur près de trois décennies d’expérience au sein de l’administration fiscale burkinabè. Originaire de Dano, ce technicien chevronné s’impose aujourd’hui comme un acteur clé des réformes et de la modernisation de la Direction générale des impôts.

La Direction générale des impôts (DGI) du Burkina Faso tient son nouveau numéro deux. Depuis le 19 mars 2026, Mayel Dabiré occupe les fonctions de Directeur général adjoint, au terme d’un parcours entièrement construit au sein de l’administration fiscale nationale.
Originaire de Dano, dans la région du Djôrô, le nouveau promu incarne le profil du cadre formé à l’école de la rigueur et de la progression interne. Son ascension, patiente et méthodique, s’appuie sur une connaissance approfondie des rouages du système fiscal burkinabè.
Une trajectoire bâtie sur l’expérience
Inspecteur des impôts formé à l’École nationale des régies financières (ENAREF), Mayel Dabiré entame sa carrière en 1997 dans les services d’assiette. Il y acquiert les fondamentaux du métier : gestion, liquidation et contrôle de l’impôt.
Au fil des années, il gravit les échelons, occupant successivement des postes de responsabilité, notamment comme chef de service puis directeur des moyennes entreprises dans plusieurs circonscriptions de Ouagadougou. Cette immersion dans le terrain lui permet de maîtriser les réalités concrètes de la mobilisation des recettes fiscales.
Entre 2017 et 2021, il prend les rênes de la Direction de l’informatique de la DGI. À ce poste stratégique, il pilote la mise en œuvre du schéma directeur informatique, contribuant activement à la modernisation des outils de gestion fiscale.
Plus récemment, il dirigeait la Direction des grandes entreprises, un maillon essentiel du dispositif fiscal, avant d’être porté à la Direction générale adjointe.
Un profil technique au service de la réforme
Au-delà de ses responsabilités administratives, Mayel Dabiré présente un profil technique affirmé. Spécialiste de la fiscalité des entreprises, il dispose également de solides compétences en pilotage de projets et en systèmes d’information.
Certifié dans plusieurs référentiels internationaux, notamment Prince2, COBIT et ITIL, il est aussi détenteur de la certification TADAT, un outil d’évaluation reconnu des administrations fiscales.
Ce socle de compétences le positionne comme un acteur clé dans la poursuite des réformes engagées au sein de la DGI.
Des défis stratégiques à relever
Dans ses nouvelles fonctions, le Directeur général adjoint des impôts est appelé à jouer un rôle central dans :
-la conduite des réformes fiscales ;
-la supervision des activités d’assiette, de contrôle et de recouvrement ;
-le renforcemen
t de la gestion des risques au sein de l’administration fiscale.
Autant de missions cruciales dans un contexte où la mobilisation optimale des ressources internes demeure un enjeu majeur pour l’État.
Une reconnaissance du mérite
Le parcours de Mayel Dabiré a été salué à plusieurs reprises. Il est notamment Chevalier de l’ordre du mérite de l’Économie et des Finances (2017) et Chevalier de l’ordre de l’Étalon (2024).
Le choix de l’expérience interne
Avec cette nomination, la Direction générale des impôts opte pour un profil issu de ses propres rangs, maîtrisant à la fois les réalités opérationnelles et les exigences de modernisation.
Un choix qui traduit, pour de nombreux observateurs, une volonté de consolider les acquis tout en poursuivant les réformes structurelles de l’administration fiscale burkinabè.
Dalou Mathieu Da











