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Les Echos du Sud-Ouest

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Ville de Gaoua: L’après 11 décembre donne à réfléchir


La commémoration du 57e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso est désormais inscrit dans les souvenirs à Gaoua. Et le moins que l’on puisse  dire, c’est que Gaoua a réussi avec brio sa célébration.  La Cité de  Bafuji est devenue encore plus belle grâce à toutes ces infrastructures dont elle a bénéficié. Tous  s’accorde à dire qu’elle  a vraiment changé de visage et est bien partie pour être répertorié parmi les plus belles villes du Burkina. Lisez cette analyse de la rédaction de Bafujiinfos.

La célébration du 11 décembre à Gaoua s’est achevée.  Les infrastructures routières, immobilières et hôtelières sont là pour le bonheur des populations qui en sont les premières bénéficiaires.

 Mais depuis un certain temps un triste constat se dégage à Gaoua et environs . Certains habitants de la ville ramassent nuitamment les concassés de goudron aux abords des routes nouvellement bitumées.  D’autres ont tendance à les dégrader de par leurs comportements inciviques. Pire d’autres vont jusqu’à aller  jeter  des déchets, et divers liquides qui bouchent les caniveaux nouvellement construits. Si de tels comportements persistent ce sera dommageable pour nous mais aussi et surtout pour les générations à venir. Que diront-ils de nous, nos enfants et petits-enfants qui hériteront d’infrastructures altérées et foutues avant date ? Chacun de nous est donc interpellé.

L’entretien de ces infrastructures routières et autres réalisées dans le cadre du 11 décembre incombe à tous. Tous les comportements tendant à la destruction des biens publics sont à condamner. Pour de nombreux citoyens l’entretien de ces infrastructures revient seulement aux autorités. La mairie ne joue pas son rôle affirment certains. Pour d’autres les agents recrutés pour les travaux de haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ont la lourde tâche de l’assainissement en occurrence l’entretien des caniveaux et autres.  Exact peut -on dire, mais à mon humble avis chaque citoyen quel-qu’en soit son rang ou son titre doit contribuer à l’entretien de ces réalisations. Ce n’est pas tout, les récalcitrants doivent être interpelés et dénoncés auprès des autorités.

Le 11 décembre terminé, l’entretien des infrastructures  sonne comme  du pain sur la planche pour les autorités. Une sensibilisation est sans nul doute nécessaire pour une prise de conscience générale. La sensibilisation à travers les médias est fondamentale. Réaliser des émissions dans les langues nationales est impérative. Les canaux traditionnels tels que les crieurs publics sont à explorer. Si après la sensibilisation c’est le statut quo, la manière forte doit être utilisée. Il faut que les autorités communales puissent sévir contre d’éventuels récalcitrants pour que Gaoua reste toujours et à jamais la belle.

                                                Analyse de Victorien DIBLONI




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