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Les Echos du Sud-Ouest

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Saint sylvestre à Gaoua : Une ambiance féerique, mais à chacun sa fête


   La sainte sylvestre marquant la fin de l’année est un moment de joie, qui donne lieu à des célébrations chacun y allant à sa manière. Les habitants de la ville de Gaoua n’ont pas dérogé à la règle, ils ont fêté le passage à la nouvelle année d’aucun à l’église, d’autres dans les maquis et gargote de la ville.

Il est 21h quand nous décidons de faire un tour dans la ville de Gaoua, malgré le froid de ce mois de décembre, une certaine chaleur se dégageait, celle de l’éminence d’une grande fête. Bon nombre de « Gaoualais » s’y sont préparé depuis des mois et voilà le grand jour est enfin arrivé, celui du saint sylvestre, du 31 tout court. Quelque soit l’appellation beaucoup ont décidé de ne pas rester chez eux et se faire compter l’instant féérique aussi court que puisse paraitre les 12 coups de minuit qui marque le passage à la nouvelle année, le 18e de l’ère 2000. Entre les grilleurs de poulets qui s’attellent pour être prêts pour accueillir la clientèle qui sera certainement nombreuse, les coiffeuses qui terminent les dernières retouches sous la pression des clientes qui veulent se faire belle à tout prix pour la circonstance, dans les maquis et lieux de réjouissance improvisée dans les cours familiales ,c’est le lieu des derniers réglages. Oui on peut donc le dire, Gaoua s’apprête pour son 31 ou devront-on dire à accueillir 2018. Quant à l’espoir de faire des bonnes affaires, les avis varient. Pour Cissé Mohamed, grilleur de poulet « malgré la cherté des poulets, il y a le marché et il Ya le risque que ça manque et j’espère que d’ici le matin je vais vendre tous mes poulets. Je formule mes vœux de santé et de paix pour toute la région du Sud-ouest ». Si les affaires marchent pour le grilleur ce n’est le cas chez le coiffeur Traoré Issouf qui selon lui « il y a plus de clients dans la nuit, mais dans la journée c’était morose, l’année passée était meilleur que cette année. Les gens ne se bousculent pas pour se coiffer. C’est surement dû à la conjecture ». A côté de cette ambiance de fête qui donne lieu à des excès de tout genre, certains ont choisi d’aller louer le seigneur tout simplement ou avant de rejoindre un lieu de réjouissance. En effet les fidèles sont sortis en grand nombre à la cathédrale sacré cœur de Gaoua pour   remercier Dieu d’être encore en vie et de voir une nouvelle année, dans la joie et au son de la musique religieuse. Pour Laurent Komboigo, le choix de passer le réveillon à l’église se justifie par le fait que  «  j’ai décidé de passer le dernier jour de l’année à l’église pour  rendre grâce à Dieu pour tous ce qu’il a fait pour nous au  cours de l’année 2017 et commencer l’année nouvelle dans sa bénédiction ». Même constat à l’église principal de l’EPE central de Gaoua, Albert Palenfo le pasteur de ce lieu de culte affirme que « les chants, la prière, les louanges des actions de grâce et ballet vont rythmer cette nuit de la Saint-Sylvestre. Je formule mes Vœux de santé, de paix, de cohésion sociale pour tout le pays ». Il est 22 h 30 quand nous amorçons une visite des débits de boisson et maquis. Au maquis ONE-ONE les clients se laisse emportés par des sonorités du moment et la clientèle à majorité jeune esquisse des pas de danse. ROMEO SANOU, alias DJ Compressor animateur des lieux déclare que toute les places sont réservées malgré le droit d’entrée fixé à 3000 pour les célibataires et 5000f pour les couples et la réservation de la table, elle est à 50000 f. C’est dire que les Gaoualais sont prêts à y mettre le prix pour fêter. La fête s’annonce donc bien en ces lieux. Konaté Rama cliente, déclare qu’ « on est tranquille ici, le show va continuer dans la boite. C’est la nouvelle année quand on a la chance d’y être il faut boire beaucoup de bière et bien fêter ». Au maquis le Soukalas, selon Richard Bayala, le gérant « on met tout en place pour accueillir les clients et la plupart des places sont réservés et j’espère que les autres places seront prises d’assaut d’ici là. D’habitude on a un chiffre d’affaire qui tourne autour de 900 000 mais aujourd’hui on croit pouvoir atteindre le million ». Au coup de minuit les fêtards laissent exploser leurs joie, esquisse des pas de danse au son d’une musique célébrant la nouvelle année, pouvait-on entendre crier à tue-tête « bonne année, bonne année, bonne année ». « C’est une grande joie qui m’anime, une joie d’être en bonne santé en ce moment » s’exprime David Dabiré. Les vœux de santé, de paix et de prospérité se formulent entre quelques coups de tête, accolades et embrassades. Après quoi la fête s’est poursuivie jusqu’au bout de la nuit et se poursuivra surement dans la journée du 1er janvier marquant le nouvel an. Le sentiment général est que la majorité de ceux que nous avons approchés fonde l’espoir que cette nouvelle année soit meilleure en tout point à celle qui vient de s’achever.

                                                       Sondé Adama Sanou

 

 



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