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Les Echos du Sud-Ouest

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Putsch de septembre 2015 : Ces petits détails qui reportent le procès


Le général Gilbert Diendéré et les 83 accusés ont comparu ce mardi 27 février 2018 devant le tribunal militaire délocalisé dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Aussitôt ouvert le procès a été suspendu aux environs de 14h 35mn pour des vices de formes. Le compte rendu de la journée à Ouaga 2000 avec Dalou Mathieu Da

Après avoir vérifié la présence des accusés et leurs avocats puis les victimes du coup d’État et leurs avocats manqué,le tribunal militaire a suspendu la séance.Mais bien avant la suspensions des débats ont eu lieu entre les juges et les avocats de la défense. De retour de la deuxième  suspension Me Mathieu Somé et ses collègues ont vidé la salle pour des vices de formes sur la constitution du tribunal. Selon Me Somé le tribunal est incompétent pour rendre ce jugement. Cet avocat de la défense s’appuie sur la publication tardive du jugement dans le journal officiel. Cette déclaration en effet devait être fait huit jours avant le jugement donc le 29 février. Le second aspect soulevé est l’illégalité du tribunal. Sur ce point Me Somé affirme que la mise en place du tribunal doit être composé  de trois généraux pour la mise en place du tribunal. Dans la salle des banquets seulement un général de l’armée remplissait les critères puisque les trois autres présents étaient cités comme des témoins. En clair un subalterne ou un agent de grade inférieur ne pouvait statuer sur le cas du général Diendéré Gilbert. Les explications apportées par le président tribunal Seydou Ouèdraogo n’ont pas convaincu les avocats de la défense qui ont vidé la salle.

Les a côtés avant le début du procès

Dès 06h de matin, des citoyens prennent d’assaut la salle des banquets pour assister au procès. Avant l’accès à la salle, la gendarmerie nationale procède à des fouilles minutieuses. Pour cet exercice il fallait passer le cap de deux ou trois barrières pour avoir accès à la salle du jugement. A 08h-30, on annonce à ceux qui attendaient devant les forces de l’ordre que la salle  était déjà pleine. Les plaintes commencent, finalement ces derniers seront convoyés à la porte d’entrée des avocats et des juges. A quelque mètre des fouilles, une tente est dressée dans la cour de la salle des banquets avec des baffles pour permettre à ceux-ci de suivre le procès comme s’ils étaient dans la salle.

Dans la salle le dispositif est là. Les accusés assis du côté droit de la salle échange, Dans les deux  rangers du centre on aperçoit  des invités  et les témoins qui attendent l’arrivée des juges. Les avocats de la défense et de la partie civile eux sont aux premières loges. Le côté gauche de la salle est occupé par quelques journalistes qui attendent l’ouverture du procès.

Conditions  de travail difficile pour les journalistes

Alors que certains journalistes sont assis dans la salle avec juste un calepin et un stylo, d’autres réalisent des interviews et des prises de vues. Pourquoi ainsi, le tribunal militaire interdit l’accès à la salle des appareils tels que le téléphone, les appareils photos et caméras et tout autre appareil pouvant enregistrer ou prendre des images. Cette situation, les journalistes ne le comprennent pas .Comment travailler dans ces conditions ? Permettez-nous de faire au moins des images et sortir ? Niet répondent les gendarmes, nous avons reçu des ordres. Soit vous laissez vos appareils et vous avez accès à la salle ou bien  vous restez.  Et à un journaliste de demandé, y a-t-il un parking de portables ou d’appareils photos ? Oui répond un pandore.

Sur demande de notre confère Simon Gongo, le col Sita Sangaré autorise les journalistes à faire des prises de vues dans la salle avant le début du procès. Les hommes et  femmes de médias font le 100m plat. Ils annoncent par ailleurs la bonne nouvelle aux confères qui faisaient le pied de grue à la première barrière des gendarmes. Bonne nouvelle s’exclame- ils. Cette joie ne sera de courte durée puisque les pandores refusent l’entrée à la salle avec des appareils. M. s’il vous plait c’est le colonel qui nous autorise. Non, nous n’avons pas reçu d’ordre. Déception totale pour les chasseurs d’images. Comme d’habitude la tension montre entre journalistes et FDS mais chacun dit faire son travail. Certains journalistes appellent même au boycott mais sans suite. C’est finalement à la pause que les journalistes ont pu avoir l’autorisation de faire des images.

Dalou Mathieu Da



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