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Les Echos du Sud-Ouest

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Ministère de la santé : le SYNTSHA PONI observe une grève de 24h.


Le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a marqué un arrêt de travail ce mercredi 31 Janvier pour une grève de 24h. La sous-section de la province du Poni n’a pas dérogé à ce mot d’ordre de grève. Les militants du SYNTSHA ont déserté les centres hospitaliers pour se retrouver au ‘’piquets des grèves’’, au secteur 4 de Gaoua. Ils Protestent  contre la reprise du procès de leur camarade  et le non-respect d’un protocole d’accord signé avec le gouvernement le 13 mars 2017, voici les deux principales raisons de la grève qui se veut être un avertissement.

Les militants SYNTSHA du Poni au piquet de grève

L’histoire remonte à 2012. Nongezanga KABORE, attaché de santé en anesthésie et réanimation au CMA de Ségénéga, dans le Nord du pays, avait été accusé de non-assistance à personne en danger et d’homicide involontaire puis révoqué de ses fonctions, suite au décès d’un patient. Cette situation est intervenue à un moment où le SYNTSHA observait un mot d’ordre de grève consistant à  boycotter les moments de garde et de permanence.  Ayant considéré que M. KABORE avait été injustement accusé, car observant ce mot d’ordre de grève, le syndicat des travailleurs de la santé a œuvré à sa réintégration et à la classification de ce dossier.

Aujourd’hui, le même dossier refait surface, avec les mêmes chefs d’accusation. Et, le SYNTSHA, voudrait à travers cette grève d’avertissement, selon monsieur Badésser DABIRE, secrétaire général du SYNTSHA section Poni, réitérer son soutien au camarade KABORE et sa protestation à ce procès qui ne serait rien d’autre qu’une volonté du gouvernement et du procureur de remise en cause des libertés syndicales.  Par ailleurs, la grève se justifie par le non-respect des différents points du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 13 mars 2017. Ce protocole d’accord comporterait plus de soixante-dix (70) points, parmi lesquels, la révision des textes d’orientation des emplois spécifiques, la mise en œuvre de la fonction publique hospitalière, …

Seydou Nombré Directeur Général du CHR de Gaoua

Si toutes ces raisons ont poussé le SYNTSHA et ses militants à déserter les centres hospitaliers pour le ‘’piquet de grève’’, un tour au Centre hospitalier régional (CHR) de Gaoua nous a permis de constater que les responsables, en l’occurrence le directeur du centre et son équipe, s’attèlent à œuvrer pour qu’un service minimum soit assuré.

Selon monsieur Seydou NOMBRE, directeur du CHR de Gaoua, comme à l’accoutumé, un service minimum est assuré. Mais les actions sont beaucoup plus orientées vers les services névralgiques du centre. Cela est rendu possible grâce à la présence des agents qui n’ont pas le droit de grève. Il s’agit notamment des agents avec un statut de SND (Service national pour le développement) et des fonctionnaires stagiaires. En cas de besoin, le centre fait appel à l’infirmerie de la garnison militaire et/ou à l’infirmerie de la police.

Mieux, un protocole d’accord a été signé avec le SYNTSHA. Ce protocole permet de faire appel à un agent du syndicat en grève pour officier, en cas d’urgence où les compétences de ce dernier sont nécessaires.  «  Lorsque nous grevons, nous ne le faisons pas dans le seul intérêt des travailleurs, nous le faisons aussi pour la population », dixit monsieur le secrétaire général de ce syndicat section Poni. C’est pour cela qu’en cas d’urgence, des mesures sont prises.

C’est fort heureux de ce constat que le directeur NOMBRE adresse ses remerciements au SYNTSHA section Gaoua pour son esprit de collaboration en cas d’urgence.

Vivement que la santé et la vie de l’humain continue d’être la priorité majeure dans la belle cité de Bafuji.

Narcisse SOME




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