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Les Echos du Sud-Ouest

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Forum régional des femmes du sud-ouest : Les femmes sollicitent la réalisation de 200 autres points d’eau


 Le mardi 11 février 2020, s’est tenu dans la salle de conférence du conseil régional à Gaoua le 6ème forum des femmes du sud-ouest.  La ministre de la Femme, de la solidarité nationale de la famille et de l’action humanitaire, Marie Laurence ILBOUDO/MARSHAL était face aux femmes de la région avec qui elle a échangé sans langue de bois.  Engagement dans le foyer à apaiser les cœurs des hommes, travailler pour que les hommes puissent s’entendre au lieu de diviser les hommes ce sont là quelques vœux exprimés par le Ministre à l’endroit des femmes.

D’entrée de jeu, après avoir souhaité la bienvenue à l’équipe ministérielle,  la coordonnatrice, Naba Elodie Lucie KAMBIRE a, au nom des femmes, présenté les 4 doléances retenues par les femmes de la région en prélude au dialogue direct avec son excellence monsieur le Président du Faso. Il s’agit de :
– De l’amélioration des plateaux techniques et logistiques des districts sanitaires des provinces du Noumbiel, de la Bougouriba, du Ioba et du CHR de Gaoua ainsi que l’affectation et le maintien effectif du personnel qualifié notamment  des médecins  en soins obstétricaux.
– L’amélioration du taux d’accès des femmes à l’eau à travers la réalisation de 200 autres points d’eau  car les femmes dorment dans les fontaines  afin de pouvoir s’approvisionner.  Elles exigent leur participation au choix des localités  et des sites d’implantation de ces forages,
– L’ allègement des conditions d’accès au crédit FAARF à travers la réduction de la garantie et des délais de traitement des dossiers et l’accord des subventions annuelles aux coordinations des femmes en vue de la réalisation des activités de formation et de sensibilisation ,
– La construction de maison de la Femme dans cinq (5) communes de la région, la clôture et la réfection des maisons de la femme de Dano, Diébougou et Batié et l’équipement de l’ensemble des maisons de la femme en infrastructures d’accueil, d’hébergement et des unités de transformation avec un renforcement de connaissances et de capacités techniques des femmes.

Des préoccupations que le ministre Marie Laurence ILBOUDO MARSHAL juge juste et fondées et promet d’y remédier. Après ces préoccupations, s’en sont suivis des échanges francs sur la résilience de la femme à contrer le terrorisme.
Pour le ministre, elle  juge ces échanges fructueux « Après les échanges nous sommes satisfait, nous voyons  des femmes engagées,  les femmes battantes, des femmes qui se rendent compte que l’incarnation parfaite de la résilience parfaite reste la femme ».
Elle a poursuivi en disant  qu’aujourd’hui  la sonnette d’alarme été tirée pour actionner le bouton fonction afin que les femmes soient plus actives et participent au développement du pays. Pour ce qui concerne  les préoccupations des femmes du sud-ouest à en croire le ministre, «  c’est avec leur appui et leur action que nous allons arriver aux résultats de l’autonomisation de la femme qui reste un processus. Je les ai  invitées à s’engager et à se patienter, tout sera résolu ».  Dans la lutte à la résilience contre le terrorisme le ministre Marie Laurence ILBOUDO MARSHAL recommande aux femmes du sud-ouest de jouer leurs rôles «  plus de cohésion, plus d’entente entre elles, la solidarité entre elles, plus d’actions sur les couches vulnérables, plus d’engagement sur l’éducation des enfants, engagement dans le foyer à apaiser les cœurs des hommes, à travailler pour que les hommes puissent s’entendre au lieu de les diviser et là nous parviendront à contrer le terrorisme ».

Les femmes du sud-ouest à travers la voix de leur coordonnatrice  Naba Elodie Lucie Kambiré dit bien comprendre cet appel « son message est d’amener la femme à la résilience, c’est-à-dire amener  les femmes à prendre  leur responsabilité vis-à-vis de l’éducation de leurs enfants, à donner plus d’amour aux enfants, aux maris, aux frères, aux pères, parce que les gens que nous  voyons qui nous tuent aujourd’hui ne sont pas des personnes étrangères, ce sont nos enfants  et c’est l’injustice sociale, le manque d’amour, le rejet qui nous  fait vivre  cette insécurité  aujourd’hui. Nous prenons l’engagement d’accompagner le gouvernement et d’amener nos sœurs à être responsables de l’éducation des enfants dans nos maisons ».

Crise sécuritaire au Burkina Faso : quelle stratégie pour une meilleure résilience  des femmes, c’est sous ce thème que se tient les fora des femmes 2020 en prélude à la journée du 08 mars 2020.

Victorien DIBLONI



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