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Les Echos du Sud-Ouest

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FICOD : La troisième phase du Fond communal  de développement (FDC) présentée aux acteurs


Le Fond d’Investissement des Collectivités décentralisées (FICOD) a organisé ce jeudi 20 février 2020 à Gaoua un atelier régional avec les acteurs des collectivités territoriales. L’objectif de cet atelier est de permettre aux acteurs bénéficiaires du Fond de développement communal (FDC)  ainsi que les services techniques déconcentrés partenaires de connaitre les résultats de la mise en œuvre des deux premières phases de ce projet dans la région et de s’informer sur les modalités de mise en œuvre de la phase III du FDC. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par le gouverneur de la région du sud-ouest, Tagsséba NITIEMA.

Depuis octobre 2019, le FICOD met en œuvre, la troisième phase des activités du projet Fond de développement communautaire (FDC) pour une durée de deux ans après l’exécution des  phases I et II de 2013 à 2019. Dans le but d’une mise en œuvre réussie de cette troisième phase, le FICOD a organisé cet atelier pour non seulement présenter le projet mais tirer les enseignements de la mise en œuvre des deux premières phases.  Pour le Gouverneur Tasségba Nitièma  président de la cérémonie d’ouverture, le présent atelier donne l’occasion aux acteurs de revoir les difficultés de mise en œuvre des phases précédentes et d’envisager les perspectives pour une mise en place réussie de cette troisième phase. Il a invité tous les partenaires à s’impliquer dans la mise en œuvre de cette phase.

Le bilan des deux phases présentées  par Ilassa OUEDRAOGO chef de projet à FICOD, il ressort qu’au cours de ces années de mise en œuvre, le projet est intervenu sur deux volets à savoir, la réalisation des infrastructures et le renforcement des capacités des acteurs. La mise en œuvre du FDC s’est fait en collaboration avec le Fond Permanent de développement des Collectivités  Territoriales (FPDCT) avec qui il a formalisé un protocole qui précise les dispositions et les mesures d’accompagnement des collectivités territoriales. Grâce au FDC, ce sont des infrastructures scolaires et sanitaires, des pistes rurales, des infrastructures marchandes et autres qui ont été réalisées dans les différentes communes de la région. Ce sont au total 61 projets qui ont été financés pour un coût global de 2 803 127 303 FCFA y compris les contributions des bénéficiaires. 47 projets sont achevés et réceptionnés, un achevé mais pas encore réceptionné, quatre chantiers en cours d’exécution et 9 qui n’ont pas encore démarré.

C’est avec satisfaction et reconnaissance que les maires ont accueilli ce bilan. Zanré Dénis est le secrétaire général de la commune de Diébougou. Il a remercié le FICOD pour les résultats auxquels ils sont parvenus. Ces réalisations a-t-il souligné ont permis d’améliorer les conditions de vie des populations de la région. Le Maire de Nako  Hollo DOUBLONI a embouché la même trompette en remerciant les acteurs du projet avant de souhaiter que cet appui puisse se poursuivre. Cependant, il a émis des réserves quant à l’efficacité du système de maîtrise d’ouvrage délégué (MOD) qui de son point de vue n’accorde pas un pouvoir d’action à l’autorité communale. Parlant des difficultés liées à l’exécution de ces deux phases, le Maire de Gbomblora, Urbain KAMBOU a déclaré que la phase II connait des problèmes dans le démarrage des projets. Et pour lui cette situation n’incombe pas aux communes mais au processus de passation des marchés. Un avis que partage son collègue de la commune de Boussoukoula. Outre ces difficultés soulevées liées au bailleur, d’autres difficultés liées aux collectivités ont aussi été soulevées. Il s’agit notamment du retard du paiement des contributions financières des communes, de la faible implication de certaines autorités communales dans la mise en œuvre des projets, de la faiblesse de l’entretien des infrastructures, les conflits sur le choix des sites… Il y a également la défaillance de certaines entreprises dans la réalisation des travaux et de certains bureaux de suivi- contrôle pour le contrôle à pied d’œuvre des réalisations.

C’est le coordonnateur national du FICOD Abdoulaye ZONGO qui a présenté la phase III du FDC. Cette phase court de 2019 à 2022 et couvrira les trois zones d’intervention  du projet à savoir le sud-ouest, l’Est et le centre-est. Pour le sud-ouest, les communes prioritaires sont celles qui n’ont pas bénéficié de projet au cours de la Phase II. Cependant, quelques innovations ont été introduites pour cette phase. Il s’agit notamment de la prise en compte du cadre de gestion environnemental et social, la mise en œuvre d’un système de plaintes qui sera accessible au grand public et en particulier les personnes affectées par les projets. Les communes qui ont des techniciens peuvent en plus, bénéficier de la maîtrise d’ouvrage directe. Avec cette phase, une collaboration sera établie avec le REN-LAC. En effet, le projet va financer des actions de lutte contre la corruption et les communes les moins corrompues seront primées. L’autre innovation sera la mise en ligne des données collectées pour permettre aux bailleurs de suivre l’évolution des chantiers sans avoir à se déplacer. Le coût de financement de cette troisième phase  du projet s’élève à plus de  871 millions de francs CFA pour la région du sud-ouest.

Il faut rappeler que le FDC est né de la coopération entre la république Fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso à la suite d’un contrat de financement et d’exécution conclu en janvier 2011. Ses interventions sont concentrées sur 85 communes situées dans les trois régions d’interventions de la coopération allemande. La deuxième phase a pris fin en fin 2019.

Dar Flavien DA



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