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Les Echos du Sud-Ouest

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Crise au sein de l’UPC : l’Union provinciale des jeunes du Poni met en garde le président Zéphirin DIABRE


L’union provinciale des jeunes du parti de l’Union pour le progrès et le changement, section Poni, présidée par monsieur Sié PALE, a convoqué une conférence de presse ce samedi 27 janvier 2018, à la maison de la femme de Gaoua. L’objectif étant de livrer leur lecture et leur vision à la presse, face aux sujets que sont : le vote de la loi partenariat public/privé (PPP), la création du groupe parlementaire UPC-RD (Union pour le progrès et le changement – Renouveau démocratique) et l’attitude du président Zéphirin DIABRE face à la crise.

Monsieur Sié PALE président de de l’union provincial des jeunes de l’UPC section Poni, encadré par deux conseillers municipaux du parti, à la mairie de Gaoua.

Le vote de la loi sur le partenariat public privé, voici là, l’origine de la crise au sein de l’UPC. En effet, des députés de ce parti, parmi lesquels l’honorable Kodjo Jacques PALENFO du Poni, ayant voté en faveur du projet de loi du gouvernement sur le PPP ont fait l’objet de sanctions au sein de leur propre parti. Pourtant la nature du mandat du député lui donne la liberté d’opinion et de vote, fait en toute âme et conscience dans l’intérêt supérieur des populations pour qui il est redevable. Mieux, le président Zéphirin, dans son programme de développement quinquennal, présenté en 2015, a inscrit au dernier paragraphe de la page 128,  le PPP comme l’un des moyens de financement de ces projets. Pour ce qui est de l’avis des jeunes de la section Poni, la loi sur le PPP a déjà permis la réalisation de beaucoup d’infrastructures dans le cadre de la 11 décembre à Gaoua. Toute chose qui donne immédiatement raison au député PALENFO, pour qui ils réitèrent leur soutien et leur disponibilité à l’accompagner sur les chantiers de développement.

De l’avis de cette section, deux groupes parlementaires à l’UPC, font deux forces de proposition. Et, le président Zéphirin DIABRE devait voir en la création du groupe parlementaire UPC-RD, une opportunité plutôt qu’une source de division. Pour que la démocratie soit libérale, il est indispensable que différents courants politiques cohabitent au sein d’un même parti, pour plus d’idées plurielles. Il est donc impensable qu’un député perdre son mandat en optant pour tel ou tel autre groupe parlementaire. Du reste, la loi portant règlementation de l’assemblée nationale, à son article 30 autorise les députés à s’organiser en  groupe par affinités politiques, pour peu qu’il le déclare au président de l’assemblé et qu’il soit constitué d’au moins 10 membres.

La jeunesse du parti, section Poni, pense que Zéphirin DIABRE a manqué de vision et de pragmatisme dans la gestion de cette crise. Par ailleurs, selon monsieur PALE, principal conférencier : « le président Zéphirin nous a tous infantilisés dans la province » ce, en nommant Nicolas DA, électeur de la Bougouriba, à la tête du Parti dans le Poni. Au regard de tous ces faits, ils l’interpellent à se ressaisir rapidement en levant la sanction contre le député PALENFO, en redorant l’image des 13 députés du groupe UPC-RD, en chapeautant les deux groupes de l’UPC à l’assemblée nationale, et en intégrant tous les exclus aux prochains congrès de l’UPC.

Quoi que l’on dise, le président est interpellé et à tout intérêt à se ressaisir parce que : « si Zéphirin veut que nous mourons politiquement, c’est lui qui mourra politiquement », dixit monsieur PALE.

Alors, devrait-on s’attendre à ce que cette scission aille jusqu’à la création d’un nouveau parti ? Seul le temps nous le dira. Ce qui est sûr, les urnes de 2020 se pointe déjà à l’horizon.

Narcisse SOME




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