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Les Echos du Sud-Ouest

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Axe Gaoua- Malba : 5h pour 42km


La route départementale 132 allant de Gaoua à la commune de malba est dans un état critique. Impraticable à cause des fortes pluies tombées, les usagers sur cet axe sont obligés de longues heures sur le tronçon Gaoua-Malba-Dapola. Constat sur ce dossier de bafujiinfos.

Qu’on soit à véhicule, à moto ou à vélo, les usagers en partance pour Malba ou Dapola frontière du Ghana sont soumis aux mêmes conditions. En effet, ces derniers s’ils n’abandonnent pas la route départementale 132 pour la brousse, circulentau pas de caméléon. Les nids de poules, des crevasses d’eaux ou de boues et des zones inaccessibles car la route coupée en deux .bref, le tronçon Gaoua-Malba-dapola est malade et a vraiment besoin d’une véritable réhabilitation.
L’état actuel de la voie a fait naitre des réparateurs traditionnels de voies. A l’aide de Dabas, de pelles et de brouettes, sansankambiré et ses amis à souraguèra tentent de fermer des trous à l’aide de la terre. Pour ce travail fait ces derniers exigent des usagers une rétribution dont le mont est laissé au choix de l’usager. De l’avis de cet élève en vacances c’est une contribution de la jeunesse pour cet axe abandonné « Les gens qui passent ici souffrent énormément. J’ai assisté à plusieurs accidents sur cet axe ». Il rappelle par ailleurs que leur geste est souvent mal compris par certains usagers. « Il y a des gens qui ne nous répondent pas lorsque nous les interceptons. D’autres nous insultent copieusement car pour eux, nous sommes des fainéants ».
Abdoulaye Sawadogo n’est pas contre cette pratique. Pour ce dernier qui retourne du marché de malba, c’est le nombre élevé de ces réparateurs temporaires qui pose problème. « Ils sont plus de 30 groupes sur l’axe, même si on veut donner quelque chose à tout le monde on ne peut pas ».dixit le jeune commerçant d retour du marché.
Le pont de Bou a cédé Août
Bou est un village situé à environ dix km du chef-lieu de la commune. Depuis le mois de Août, il est impossible pour les véhicules de traverser le pont pour dapola, ce village frontalier avec le Ghana. Issouf Sangaré est un habitué de la route depuis ces trois dernières années. « Parfois nous voulons abandonner mais que faire si nous restons à Gaoua. Tout le tronçon est totalement foutu ». Il explique en affirmant qu’il passe toute la journée sur l’axe. « Je quitte généralement à 08h voir 09h au plus tard, mais si ce n’est pas 13h ou 14h on ne peut arriver à Bou. Nous sommes obligés de négocier la route pour arriver à destination ».
Le maire de la commune DahermaloKambou est sans voix. Le premier responsable affirme que les multiples tentatives à l’endroit de l’autorité centrale sont restées pour le moment vaines.

Dalou Mathieu Da




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