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Les Echos du Sud-Ouest

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Culture : A la découverte de la troupe « Tchiporoguè », une troupe Sénoufo


La troupe « Tchiporoguè » en langue sénoufo qui signifierait fraternité en français est une troupe musicale créée en 2008 pour faire la promotion de la culture sénoufo. A l’occasion des journées de la parenté à plaisanterie tenues les 26 et 27 octobre 2019 à Ouagadougou où elle était invitée, Bafujiinfos  a fait un zoom sur cette troupe qu’il vous propose de découvrir.

Créée depuis 2008 par un groupe d’étudiants venus de la région des cascades, la troupe « Tchiporoguè » fait de nos jours son petit bonhomme de chemin. L’objectif premier qui a prévalu à la création de cette troupe musicale est de perpétuer la culture Sénoufo nous a confié monsieur Adama TRAORE, responsable de ladite troupe. Aujourd’hui, la troupe « Tchiporoguè » ou fraternité a eu de l’expérience et joue dans les grandes cérémonies comme les mariages, les baptêmes et même dans des cérémonies officielles. A ses différentes apparitions sur scène elle soulève en tout temps la foule par le fait qu’elle orchestre une musique qui ne laisse personne indifférente. Organisée au sein de l’Association pour la promotion de la culture sénoufo, la troupe « Tchiporoguè » travaille avec plus de sept musiciens dont chacun est spécialiste d’un instrument de musique. Parlant de l’organisation interne de cette troupe, monsieur TRAORE le premier responsable a laissé entendre que les répétitions se font aux heures libres des musiciens. Les membres qui autrefois étaient étudiants sont aujourd’hui fonctionnaires pour la plupart. Chacun de son côté cherche le marché pour les différentes animations dont au début le prix était de 15000 f par prestation. Mais de nos jours avec l’évolution des choses, les prix ont changé. En fonction de l’évènement et de la prestation demandée, le prix se discute. C’est une troupe dynamique mais qui dit rencontrer pas mal de difficultés.

Des instants difficiles il n’en manque pas

Depuis 2008 à nos jours, la troupe dit rencontrer d’énormes difficultés dans la réparation des instruments de musique. Aussi, il a fallu plus de 10 ans d’existence  pour avoir un récépissé et cela ne les permettait pas d’avoir des marchés officiels. Chose qui n’a pas découragé ses membres. Mais de tout cela, monsieur Adama TRAORE pense que « la culture est un art et que quel que soit la difficulté, il faut la surmonter ». Les membres lancent un appel aux uns et aux autres surtout au peuple sénoufo à accompagner la troupe « Tchiporoguè » pour qu’ensemble ils vendent dans le pays et même à l’international, la culture sénoufo. En terme de perspectives, la troupe « Tchiporoguè » compte organiser une journée culturelle et participer à des émissions télévisées et surtout aux grands évènements culturels de notre pays comme la SNC pour se faire connaitre.

Le balafon dans la promotion de la culture Sénoufo

On ne peut parler de la culture Sénoufo sans évoquer le balafon. Il est  un instrument capital qui intervient lors d’évènements heureux ou tristes nous dit monsieur TRAORE. Pour cela, les membres de la troupe « Tchiporoguè » veulent faire la promotion de la culture Sénoufo à travers les instruments musicaux. Pour un son bien harmonisé, la troupe musicale « Tchiporoguè » utilise deux balafons et deux tam-tams. Ces instruments utilisés en double représentent l’homme et la femme, donc sont complémentaires, rendent complet le son et donnent vie à la musique distillée. En plus de cela, il y a des castagnettes, le fer, le « djimbé » (tambour) qui sont aussi utilisés. Aujourd’hui la troupe malgré les difficultés, se donne pour mission de toujours faire connaitre la culture Sénoufo. Mais partant de cela, c’est la région des Cascades voire même la nation toute entière qui sera connue. Car comme le dit si bien monsieur Adama TRAORE le responsable de la troupe : « La musique que la troupe joue  aujourd’hui est rattachée à une communauté mais quand cela vole haut, on ne voit plus la communauté mais la nation toute entière ». Invite est donc faite à tous et à toutes mais surtout à la communauté sénoufo de travailler à ce que la culture sénoufo soit connue et pérennisée de génération en génération.

Sansan Bertin SIB

tinosbs@gmail.com



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