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Les Echos du Sud-Ouest

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Journée de la femme Lobi: « Pour une première ce fut un coup de maître » selon la promotrice Sylvie Kambou


Les 17 Août 2019 s’est tenu à la Bibliothèque Nationale d’Abidjan Plateau, la première édition de la journée de la femme Lobi(JFL). Pour une première ce fut un coup de maître selon les organisateurs. Quelques semaines après l’activité Bafujiinfos s’est entretenue avec l’initiatrice de cette activité Sylvie Kambou. Elle fait le bilan de cette première édition lisez plutôt !

Bafujiinfos: Présentez vous à nos internautes?

Sylvie Kambou: Je suis Sylvie Kambou actrice de développement et promotrice de la culture Lobi .Je suis également la Vice-Présidente de la Diaspora Ivoirienne en Angleterre.Actuellement je suis  professionnelle de la Famille et de l’Enfance à Londres  ou je réside avec ma petite famille et Initiatrice de la Journée de la Femme Lobi(JFL).

2-Vous avez organisé pour la première la journée de la femme lobi,quel était l’objectif recherché?

Sylvie Kambou: L’objectif était dans un premier temps de rassembler et de sensibiliser toutes les compétences féminines Lobi locales et de la diaspora, à s’approprier une vision commune de progression. Dans un second temps, il s’agissait de faire une auto- analyse de nos compétences et de réaliser la force que nous représentons et constituons réellement et de s’approprier cette conviction. Et enfin il s’agit pour nous FEMMES LOBI d’être de véritables chevilles ouvrières dans l’IDENTIFICATION et la RÉSOLUTION des défis et réalités qui nous concernent nous FEMMES. C’est en fusionnant ensemble nos forces que notre engagement aura un sens.

3-Pourquoi votre engagement à défendre la cause de la femme Lobi?

Sylvie Kambou: Cet engagement à défendre la cause de la FEMME LOBI parce que c’est tout simplement un devoir filial qu’il nous appartient d’assumer . Et quand nous savons les valeurs de travail,de courage, de détermination, d’intégrité qu’incarne la FEMME LOBI, la responsabilité pour nous de les pérenniser , justifie aisément notre engagement et nos actions. Nous avons reҫu un héritage de valeurs de nos mères et il nous appartient de les brandir avec fierté. Voici ce qui explique notre motivation.

Bafujiinfos: Quel bilan peut-on faire de cette première édition?

Sylvie Kambou: Le bilan a été positif et satisfaisant à tous les niveaux L’objectif de la solidarité , nous l’avons atteint autant par le nombre de participants( plus de 1000 personnes présentes) que par la qualité des intervenantes et du contenu des différents panels. Nous avons réussi à renouveler cet intérêt pour la cause des femmes auprès de nos aîné(e)s Et nous en sommes très satisfaites. Côté organisation, notre jeune équipe féminine a simplement été fantastique. Nous avons été à la hauteur des nombreux défis et avons assuré Cependant beaucoup reste à faire: la formation objective de nos équipes de base, l’activation de nos projets sur le terrain, la stratégie de mobilisation et de coordination du capital humain, financier et matériel. Bref nous travaillons pour que chaque détail soit passé au peigne fin, afin de nous donner les moyens d’atteindre nos objectifs à court et à long terme pour une amélioration effective de nos conditions de femmes.

Bafujiinfos: Qu’est ce qui vous le plus marqué pendant cette journée?

Sylvie Kambou: Trois choses m’ont fortement marqué durant la JFL. La première: c’était la réalisation de la force de toutes ces compétences féminines rassemblées dans cette bibliothèque nationale en ce jour du 17 Août 2019, compétences venues de partout, compétences qui contribuent au quotidien au développement certain du tissu social mais qui sont souvent sous- estimées. La deuxième: c’était l esprit de confraternité qui a prévalu durant la journée, avec des femmes, toute génération inclue, des femmes déterminées, motivées et boostées pour aller de l’avant, et avec des hommes présents et fortement représentés à nos côtés pour exprimer leur forte volonté de nous accompagner dans nos projets et dans notre vision. La troisième chose c’est l’espoir que nous avons perҫu dans les regards et dans les propos des unes et des autres Et cette responsabilité collective que nous avons toutes de ne point échouer dans notre vision de contribution à tous les niveaux du système.

Bafujiinfos: Avez vous bénéficié du soutien des hommes?

Sylvie Kambou: Absolument . D’illustres fils du pays Lobi,notre chefferie, nos aînés, ainsi que nos jeunes frères, nous ont accompagné dans cette initiative et ce depuis la phase de conception jusqu à la réalisation. Le succès de cette journée a surtout été grâce a un travail de collaboration mais avec les femmes comme têtes pensantes et partie visible de l’iceberg. Et c’est ce esprit de collaboration, de complémentarité, de soutien et de confiance mutuelle que nous voulons mettre en exergue pour faire ressortir le potentiel véritable que détient la femme comme actrice réelle de développement dans notre société.

Bafujiinfos: Parlez nous des difficultés que vous avez rencontrés?

Sylvie Kambou: Nous ne voulons pas nous exprimer en terme de difficultés mais plutôt en terme d’ expériences dont il faut tirer des leҫons . Le facteur distance (moi à Londres et le comité de pilotage à Abidjan) nous a fait souvent prendre du retard sur certain aspect de l ‘organisation. Nous avons dû nous surpasser physiquement par moment derrière les rideaux pour que les choses se mettent en place. A ce propos je tire mon châpeau au Comité d’organisation. Franchement, nous avions une équipe déterminée, devouée, engagée et forte à l’image de la LOBIKHER et qui a su travailler en harmonie pour faire de l’évènement une réussite totale.

Bafujiinfos: Quelles sont les perspectives?

Sylvie Kambou: C’est surtout de capitaliser nos compétences féminines et de faire en sorte que nos différentes expertises soient utilisées de faҫon intelligente et constructive au sein de notre communauté. Nous sommes une force de développement sur laquelle il faut compter. Nos mères l’ont prouvé de faҫon souvent informelle auprès de nos pères, dans la cellule familiale et au sein du tissu social. Alors il faut se donner les moyens de faire fructifier ce capital en éliminant les clichés sociaux négatifs quant à la place et au rôle de la femme. Nous aurons à surmonter de nombreux défis et nous en sommes pleinement conscientes. Les défis de la scolarisation, des mariages précoces, des défis liés à entrepreneuriat…etc… Nous aurons peut être des personnes qui ne comprendront pas notre démarche..bref Mais ce que nous savons, c est qu ensemble nous seront toujours plus fortes et par la grâce de Dieu nous y parviendrons.

Bafujiinfos: Votre dernier mot?

Sylvie Kambou: C’est d’exprimer notre gratitude et de dire un grand merci à toutes ces personnes qui nous ont fait confiance et qui sont prêtes à nous accompagner pour la suite. Nous pensons à Mme Marie Laure Sié Hien notre patronne. A Mmes Mariam Dah et Adeline Poda Hien nos présidentes, à Mme Youl Yeli Irène notre marraine. Nous pensons à nos panélistes high class, Maman Marthe Ehui Hien, Mme Mah Kambou, Mme Justine Hépété Dah, Mme Claire Hoho Dah, Mme Marie France Hien, Mme Macline Hien, Mme Lydie Kambou, Mme Nahomie Kambou. Nous pensons à notre modératrice Mme Judith Nathey Noufé. Nous pensons à Mme Madina Kambou, co- initiatrice de la JFL. Un merci particulier à nos hommes, pères, frères, leaders de communauté, qui nous ont soutenu à tous les niveaux tant moralement que financièrement Nous pensons surtout fortement à cette communauté Lobi venue de toute les régions de la Côte d’Ivoire et du Burkina pour démontrer le sens de la solidarité communautaire à tous. Et aussi comme aucune organisation n’est parfaite nous avons sûrement dû avoir des manquements. Et c’ est l’occasion pour nous de nous excuser auprès de toutes celles et de tous ceux que nous n’avons pas pu satisfaire. Nous vous promettons que la JFL2 sera une version plus raffinée de la JFL1. Merci également à vous de nous offrir cette lucarne d’expression Que Dieu nous garde tous.

Dalou Mathieu Da



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