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Les Echos du Sud-Ouest

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GREVE DU SYNTSHA : Pas de service minimum à Diébougou


Le Syndicat National des Travailleurs de la Santé Humaine et Animal est en grève de 48 heures. Ce mouvement a débuté le 17 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A Diébougou la grève est suivie à 100%. Une équipe de Bafujiinfos a fait le constat sur le terrain. Il n’y a pas de service minimum dans les deux centres de santé de la ville.

Les agents de santé ont marqué un arrêt de travail les 17 et 18 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national pour répondre à l’appel de leur syndicat.  Pour ce deuxième jour de grève, nous avons fait le tour des services de santé de la ville de Diébougou à savoir le CSPS et le CMA. Le constat est que les portes de ces centres de santé sont hermétiquement fermées.  Aucun service minimum n’est pas assuré comme le prétendent les plus hautes autorités du ministère de la santé. Les malades et leurs accompagnants sont assis attendant un secours qui ne vient pas.  Farma Drissa  est l’un d’eux. Il a eu la malchance d’accompagner son oncle de Diassara à Diébougou.  Il raconte. « Mon oncle est malade, les agents de santé de Diassara nous ont référé à Diébougou. Nous sommes arrivés trouver que tout est fermé parce qu’il y a une grève. Mon oncle souffre mais je n’ai pas d’autres solutions que d’attendre. Je suis là avec d’autres accompagnants. Nous allons rester jusqu’à la fin de la grève tout en espérant avoir des soins ». Pendant ce temps, les agents de santé se sont retrouvés au piquet de grève.  Ouattara Aimé est le responsable à la formation syndicale du SYNTSHA section Bougouriba. Pour lui, « Il y a une grande mobilisation pendant cette grève. Toutes les formations sanitaires sont fermées. Nous sommes à 100% de suivi de cette grève ».  Cet arrêt de travail se justifie par la non mise en œuvre du protocole qu’ils ont signé avec le gouvernement. « Depuis mars 2017, nous avons signé un protocole d’accord avec le gouvernement. Les promesses n’ont pas été tenues, nous avons été patients pendant deux ans et nous pensons maintenant que trop c’est trop, c’est ce qui nous a amené à décréter cette grève de 48 heures » a-t-il expliqué. La grève prend fin le jeudi 18 avril 2019 à 24 heures. En attendant cette heure, les patients devront prendre leur mal en patience cette fois au sens littéral du terme.

 Sanfo Issouf

 Correspondant Diébougou



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