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Les Echos du Sud-Ouest

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Le Festival des Arts du Sud-ouest (FASO), un cadre d’expression de la richesse artistique et culturelle du Sud-ouest


Le comité d’organisation  de la 2ème édition du Festivals des Arts du Sud-ouest (Faso) était face à la presse ce jeudi 14 mars à Ouagadougou pour présenter le Faso ainsi que l’organisation de sa 2ème édition qui se tiendra cette année à Gaoua du 30 avril au 4 mai et dans quelques villes du Sud-ouest. Il est également prévu un mini-Faso dans la capitale des Cascades, Banfora.Le Faso est un produit du Centre Culturel Force divine (CECUFODI) qui est une entreprise culturelle travaillant dans la promotion de l’expression des spécificités culturelles du Burkina. Et Parmi cette pléthore de festivals organisés chaque année dans la région de Sud-ouest, le Faso veut se forgée une certaine originalité baséesur son caractère régional, national et international.

Le Festival des Arts du Sud-Ouest(Faso)s’est révélé comme l’un des éléments moteurs de promotion de la richesse et de la diversité culturelle du Burkina Faso et surtout du Sud-ouest. Selon l’abbé Ferdinand HIEN, professeur artistique et membre du comité d’organisation, « La région du Sud-ouest est un réservoir de variétés culturelles et artistiques riches et diversifiées qui malheureusement souffrent de manque d’exploitation, d’organisation et de promotion. » Le Faso a donc été initié par le CECUFODI comme solution à ce handicap qui empêche l’épanouissement de l’art et de la culture au Sud-ouest.  Et les résultats escomptés à la première édition témoignent largement de la volonté des promoteurs de faire du Faso un festival de référence en matière de promotion artistique et culturelle. En effet, un album a été réalisé et  quinze artistes musiciens ont bénéficié d’un accompagnement matériel et financier pour la réalisation de leurs projets musicaux. Il faut par ailleurs ajouter que la première édition a été sanctionnée d’une forte mobilisation des artistes, des spectateurs et autres acteurs culturels ainsi que la participation effective des autorités administratives, coutumières et religieuses. Ce sont ces résultats qui ont convaincu le CECUFODI à faire du Faso une continuité à travers l’organisation d’une deuxième édition prévue se tenir à Gaoua dans les quinze prochains jours.   Cette édition a été placée sous le thème : « Art et développement : Enjeux pour une meilleur valorisation des productions artistiques pour le développement économique et social du Burkina Faso et l’amélioration des revenus des artistes de la région du Sud-ouest. »

Une 2ème édition riche en innovations

Placée sous le parrainage du Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, la 2ème édition du Faso a fait l’objet de nombreuses innovations apportées dans le souci de faire du Faso le tremplin de la promotion artistique et culturelle au Sud-ouest.  Au nombre de ces innovations on peut citer la formation des artistes, une journée portes ouvertes au tir à l’arc, des concerts live, un carnaval et bien d’autres activités. De nombreuses surprises sont réservées aux festivaliers afin d’assouvir leur soif de découvrir la richesse artistique et culturelle de la région du Sud-ouest.Après la ville de Gaoua, le Faso sera également accueilli à Ouaga, Batié, Dissin, Dano, Kampti et Banfora.Cette édition entend former les artistes sur les normes de qualité pour une meilleure commercialisation des produits artistiques et leur offrir un cadre d’expression de leur art. Le Faso se veut également un cadre permettant aux artistes faire découvrir leurs productions et de tisser des liens d’affaires. L’une des innovations majeures est la participation d’artistes étrangers notamment de la Cote d’Ivoire à cette édition. Ce qui annonce le caractère international du Faso « Nous voulons donner au Faso une envergure internationale dans un future proche » a laissé entendre Pascal Romuald PODA le coordonnateur du festival.  Toutefois l’organisation de cette édition reste confrontée à quelques difficultés. D’abord il y a une insuffisance de partenaires qui met en branle la mobilisation des fonds. En plus il y a un manque de salles pour les répétitions des artistes  musiciens. En dépit de tous ces problèmes auxquelles les organisateurs espèrent trouver des réponses le Faso tant bien que mal  se donne la noble de tâche de contribuer à la promotion des Arts et de la culture. La date du 30 avril est donc le grand rendez-vous à ne pas manquer.

Abdias FARMA



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